Que choisir pour porter son bébé ? (version addict)

Les premiers mois du Lardon, j’ai pratiqué ce que certains appellent le maternage proximal : allaitement, cododo, portage… Tout autant de pratiques qui m’étaient inconnues avant d’avoir un enfant, mais dans lesquelles je me suis très vite retrouvée. Et puis, le Lardon a grandit, s’est affranchi (plus ou moins) de moi et trois ans plus tard, seul le cododo subsiste, selon les périodes (enfin, quand la période dure depuis 9 mois, peut-on encore appeler ça une période ?!).

À l’aube de l’arrivée de ce nouveau bébé, où « tout recommencer » me fatigue presque d’avance, il y a cependant une chose que j’attends avec impatience : la perspective de porter à nouveau un petit bébé tout chaud contre moi, afin de retrouver ce sentiment de bien être quand l’enfant s’endort contre ma peau. Avec le Lardon, je n’avais jamais autant ressenti de bonheur pur que quand il posait sa tête contre moi pour s’endormir profondément ; oui, rarement mon fils ne m’avait paru autant à sa place que quand il était lové contre moi, la respiration calme et paisible. Et j’ai hâte de retrouver cette sensation unique ❤️.

Le portage, un ressenti personnel

Et pourtant, le portage est une affaire de couple parent-enfant tellement personnelle ! Je me souviens d’une discussion avec une amie : elle s’était essayé au portage quelques semaines mais avait finalement arrêté assez vite : « Déjà que je lui ai prêté mon corps pendant toute ma grossesse, disait-elle, j’en ai marre de lui prêter encore après sa naissance ! ». Utiliser la poussette a été un soulagement pour elle : elle pouvait enfin « retrouver sa liberté » .

Son choix de mots m’avait fait sourire car de mon côté, cette liberté, je la retrouvait au contraire en portant. Grâce au portage, j’ai pu retrouver l’usage de mes mains, tout en fournissant au Lardon ce contact avec moi dont il était tant demandeur !

2016-0420-18024100.jpg

Le portage : kit main libre pour faire des choses à la maison… ou ne rien faire.

Et ce sentiment de liberté était encore plus fort lors de mes balades : quand on allaite et qu’on porte, on peut partir avec seulement un tout petit sac et un bébé contre soi en écharpe. Sans poussette encombrante dans les mains, j’étais libre d’aller où je voulais : pas de galère dans le métro, ou pour descendre du trottoir !

20160321_152318-01

Au final, cette discussion m’a rappelé qu’il n’y a pas une seule parentalité : ce qui me convient et me fait vibrer pourra être une certaine description de l’enfer pour une autre personne 😅 !

Différents moyens de portages pour différentes occasions de porter

Les deux premières années de vie du Lardon ont donc été l’occasion d’expérimenter pas mal de choses :

portage-1

  • Différents âges : du nouveau né qui ne tient pas sa tête au bambin qui change d’avis toutes les cinq minutes.
  • Différentes raisons de porter : pour rassurer l’enfant, pour aller d’un point A à un point B, pour consoler ou apaiser, pour endormir, pour avoir les mains libres, pour partager ce que l’on fait…
  • Différentes manières de porter : devant, derrière, sur le côté…
  • Différents moyens de portages : écharpe, sling, onbu, préformé…
  • Différentes compositions de tissu : 100% coton, chanvre, lin, laine, soie…

Car oui, on ne porte pas de la même manière un bébé de 1 mois, 6 mois ou 18 mois ; en été ou en hiver ; à la maison ou en balade.

portage-2.png

À l’usage, j’ai donc réalisé qu’il existe des moyens de portages plutôt polyvalents ; mais quand comme moi on porte beaucoup, rien ne vaut le confort d’un moyen de portage vraiment adapté.

Des préparatifs aux petits oignons

Du coup, pour préparer l’arrivée de ce deuxième bébé, je n’ai pas lésiné pas sur ce sujet !

Par chance, mon deuxième enfant est prévu pour la même saison que le premier : je ne m’attends donc pas à trop de surprises côté gestion de la température. Et comme je sais déjà ce que j’aime (et que j’espère que le modèle numéro deux ne sera pas trop différent du modèle numéro un), j’ai une bonne vision sur ce dont j’ai envie/besoin. Voici donc ce que j’ai prévu :

Un sling d’été

Le sling, c’est ma valeur sure pour un bébé : installé en moins de 30 secondes, il est parfait pour avoir les mains libres à la maison (par exemple pour faire à manger, le ménage ou – ce sera une nouveauté – s’occuper de l’ainé), pour les petites virées dans le quartier ; et quand comme moi on a la chance de mettre au monde des petits poi(d)s, c’est confortable relativement longtemps.

2016_0424_15192600-01

Pour le Lardon, j’avais acheté un sling 100% coton tout simple, de chez Néobulle et il a été rodé et usé avec amour (le BienJoliChéri m’en veut encore un peu de l’avoir revendu !) (J’avoue, j’ai aussi un petit pincement au coeur en repensant à tous ces moments de grâce où le Lardon s’est endormi contre nous dedans ; mais je suis contente de savoir qu’il sert à d’autres).

orion-reef

Pour ce nouveau bébé, je monte en gamme puisque j’ai choisi un sling en coton/bambou de chez Oscha. D’une douceur et d’une finesse incomparable, cette composition est parfaite pour les nouveaux nés et permet de porter encore de longs mois. C’est simple, ce sling fut mon premier achat pour le nouveau né, et la première chose que j’ai mise dans la valise de maternité 😅.

Une écharpe toute douce

2016_0705_11445800

Quand le bébé prends du poids, l’écharpe devient bien utile pour les promenades plus longues (et il ne faut pas oublier que j’aurai cette fois-ci un Lardon qui aime sortir régulièrement), pour porter devant ou au dos. À l’époque du Lardon, j’ai essayé pleins de choses mais j’ai tout revendu depuis.

rei-romeo-ring-sling1

Alors pour ce nouveau né, j’ai choisi pour commencer une écharpe en coton/bambou, en taille 4, de chez Oscha encore. On verra si à l’usage, j’ai besoin d’autre chose ou pas !

Un sling d’hiver

phaise-zenith-ring-sling2

Ce sling Oscha en coton/laine reste mon moyen de portage préféré de l’époque du Lardon : il est doux et moelleux comme une petite couette, parfait pour les portages d’automne et d’hiver du Lardon. Adapté aussi bien pour un poids plume que pour un deux ans, je l’ai évidemment gardé bien précieusement !

Voilà, trois moyens de portage pour un bébé pas encore né, je devrais être parée pour les douze premiers mois non ? 😅 (Et pour la suite, j’ai déjà des idées et des choses qui traînent dans les placards mais chaque chose en son temps !)

Et chez vous, ça porte beaucoup ? Que préférez-vous pour les nouveaux-nés ?

Une valise de maternité pour l’aîné

J’ai assez peu écrit sur ma deuxième grossesse sur le blog (il n’y aura même pas de suite à mon journal de bord…), ni de comment nous avons préparé le Lardon. À vrai dire, à part beaucoup parler (bon, d’accord et acheter quelques livres), nous n’avons pas fait grand chose d’autre.

La naissance approchant, j’ai vaguement pensé à mettre en place des outils pour permettre au Lardon d’anticiper la venue du bébé, comme l’ont fait Happynaiss ou Maman Louve. Et finalement, je n’ai rien fait parce que :

  • Je suis une feignasse (ça va commencer par se savoir).
  • Je ne savais pas trop comment présenter la chose de toute façon.
  • Et moi même, je n’ai aucune idée de quand va arriver ce bébé : avec un mois d’avance comme le Lardon, ou après le terme parce que pourquoi pas ?

Par contre, quand j’ai réalisé qu’à l’hôpital, quand il viendrait me rendre visite, le temps risquait de paraître un peu long au Lardon, j’ai décidé de lui préparer sa petite valise de maternité rien qu’à lui. Dedans, j’y ai glissé :

Le kit du parfait futur grand frère

2019_0306_19184900-01.jpeg

Tout au long de ma grossesse, j’ai essayé en particulier de préparer le Lardon a deux choses : que le bébé serait souvent au sein ; et qu’il serait souvent dans mes bras. Si le Lardon semble avoir plutôt bien compris dans la théorie, je pense que ce sera autrement plus concret et difficile à vivre pour lui quand on y sera !

Alors j’espère que ce sling (orange !), cousu par une amie chère (merci Le Sourire de Lou ❤) permettra au Lardon de rejouer avec ses doudous des scènes qu’il risque de voir fréquemment.

Quand au livre Bébé a faim, je ne sais même pas s’il y a encore besoin de le présenter : dans ce bel album, le petit Mano observe un petit bébé téter. L’histoire est toute simple, toute douce et je pense qu’elle aidera bien le Lardon a se familiariser avec ce qui va être notre (mon) quotidien pendant un moment 😅.

Le rappel que lui aussi a été un tout petit bébé

Parce que je ne veux pas que ce nouveau né à venir prenne toute la place dans notre vie, il me paraît important de rappeler au Lardon qu’il a été mon tout premier bébé. J’ai donc glissé dans sa valise son tout premier livre photo, que j’avais imprimé il y a quelques temps : j’y ai retracé ses 6 premiers mois de vie, de la maternité à ma reprise du boulot. Je suis sûre qu’on sera ravi de redécouvrir ces images (et nous de comparer la tête de nos enfants 😇).

Et des choses pour l’occuper

Et pour finir, parce qu’à trois ans, je ne sais pas si on a envie de passer des heures à admirer son nouveau petit frère ou petite soeur, j’ai aussi glissé quelques nouveautés.

2019_0306_19220200-01.jpeg

J’ai choisi :

  • Un livre musical : je ne sais pas encore si c’est l’idée du siècle dans une maternité 😂. Du coup, même si le Lardon aurait préféré un livre sur les bruits des transports, j’ai pris de le fameux conte musical Pierre et le Loup ; pour qu’au moins le bébé ne subisse pas des sons trop violents 🤣.
  • Un livre d’autocollants : activité peu bruyante, mais occupante ? Je pense gommettes, forcément !
  • Des surprises qui ne sont encore jamais sorti du sac à surprise de l’été dernier !

Bon, ben maintenant, y a plus qu’à… !

Quels dessins animés pour mon enfant ?

Il y a un an, je m’étais renseignée sur les dangers des écrans pour les enfants. Comprendre concrètement les enjeux des écrans sur le développement des tout petits m’a, ironiquement, rendue un peu plus laxiste sur le sujet. Ainsi, depuis quelques mois, plusieurs fois par semaine, le Lardon regarde des vidéos YouTube, mais jamais seul.

Et puis, le troisième trimestre de grossesse (et la fatigue) étant bien là, je me prends parfois à rêver d’une chose : m’affaler sur le canapé et ne rien faire. Alors, j’avoue, la tentation de le coller devant l’écran pendant que je dormirais est très grande. Ainsi, j’aurais un peu la paix non ?

En vrai, je ne suis pas si sûre que « la paix » soit véritablement ce que j’y gagnerais :

  • Le Lardon aime poser dix milles questions quand il regarde une vidéo (et c’est pas plus mal car ça ouvre des conversation) : il veut savoir où sont passés les personnages/objets entre un plan A et un plan B, pourquoi tel personne agit de cette manière, etc. Ainsi, nos moments YouTube sont loin d’être des temps « tranquilles » puisqu’il faut toujours un adulte pour répondre aux (très) (nombreuses) questions du Lardon ; en comparaison, on est donc beaucoup plus tranquille (et il est beaucoup plus autonome) quand il est en mode jeu libre.
  • Le moment d’arrêter les écrans reste parfois délicat. Je n’ai pas le lâcher prise de la Famille à l’ouest qui a testé l’écran à volonté : au bout d’un moment, je finis toujours pas décréter que c’est fini (soit parce que le repas est prêt, soit parce que j’en ai marre de regarder des vidéos de voitures). Naturellement, cette restriction n’est pas toujours accueillie de bonne humeur… Difficile donc dans ces conditions de savourer la tranquillité pendant l’écran, quand on anticipe déjà le moment relou qui va venir après…

Cela étant, j’avais quand même envie de me constituer un petit annuaire de ressources, « en cas d’urgence » (entre la fin de la grossesse et les premiers mois du bébé, on ne sait jamais, mes principes risquent de passer à la trappe !). Parce que ça peut toujours servir à d’autres, voici en vrac le résultat de mes recherches : Lire la suite

Coup de ♥️ jeunesse : Le bibou, d’Isol

Parfois, je passe à la médiathèque en sortant du travail, sans le Lardon : mes horaires me laissent environ 5 minutes pour choisir quelques livres avant la fermeture. J’attrape alors, presque au hasard, des livres dont la couverture ou le titre m’intriguent, sans prendre le temps de les feuilleter. Cela donne lieu parfois à de mauvais choix ; d’autres fois, à d’excellentes surprises, comme avec le livre dont je vais vous parler aujourd’hui : Le bibou.

bibou-1

👉 Le bibou, d’Isol

Lire la suite

15 idées de prénoms en hommage aux grand•e•s pédagogues

En ce moment, je ne peux pas regarder une série ou un film, écouter une musique ou lire un livre sans étudier les prénoms : ceux des personnages, des artistes ou de n’importe quel technicien•ne apparaissant dans le générique de fin 😅. À vrai dire, j’ai toujours eu une #passionPrénom mais en ce moment, elle est totalement exacerbée par le fait que la naissance approche dangereusement, qu’on a deux prénoms à trouver, mais toujours rien de sûr… 😱 !

dictionnaire prénoms-littérature

Lire la suite

Call the midwife, une série historique sur le métier de sage-femme

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas parler de livres mais de série ! Comme pour ma première grossesse, j’en suis au stade où je suis complètement obsédée par les accouchements (c’est pour me préparer enfin !) : je lis des accouchements, j’écoute des accouchements, et forcément je regarde des accouchements.

Ainsi donc, la série Call the midwife (en français SOS : Sages femmes) est exactement ce qu’il me faut en ce moment. Cette série relate à travers 7 saisons (dont les 5 premières sont disponibles sur Netflix) les aventures d’une jeune sage-femme dans un quartier défavorisé de Londres dans les années 1950, jusqu’aux années 1965 pour la dernière saison. Cette série est basée sur les mémoires d’une véritable sage-femme, Jennifer Worth, et c’est ce qui fait sa force : au delà de l’aspect répétitif de chaque épisode (des patientes, des accouchements et des naissances) de l’adaptation TV, cette série montre au fil des saisons l’évolution de la société, et du métier de sage-femme.

Call the Midwife - Ep 4

Alors, même si la série n’est pas parfaite, je ne peux m’empêcher d’enchaîner les épisodes de Call the midwife les uns après les autres : moitié pour découvrir comment ça se passait il n’y a pas si longtemps que ça (et moitié parce que de toute façon, il faut bien que je m’occupe pendant mes insomnies 😴 !)

Lire la suite

Préparer son accouchement physiologique

Quand on commence à dire qu’on veut un accouchement sans péridurale, les réactions ne se font pas attendre. Entre les « Tu sais, un accouchement ne se passe pas toujours comme prévu » et les « Tu verras, au bout de quelques heures, tu auras vite envie de changer d’avis » on ne peut pas dire que les gens soient spécialement encourageants. Alors, ma petite fierté personnelle (j’insiste sur le « personnelle », il ne me viendrait pas à l’idée de juger quiconque sur les décisions prises lors de son accouchement), c’est d’avoir mené mon projet jusqu’au bout : les conditions favorables étaient réunies mais surtout, je m’étais préparée et je me rends compte que ça m’a beaucoup aidé.

Alors, si d’autres personnes passent par ici, avec dans l’idée de vivre un accouchement physiologique, voici un petit résumé des choses qui m’ont été utile, pour dire que oui c’est possible, si on le veut (et surtout, qu’on le peut). Je n’aborderais en revanche pas la question du « pourquoi », car cela reste une démarche très personnelle (cependant, si cela vous intéresse les livres dont je parle plus bas sont une très bonne porte d’entrée pour comprendre ces raisons.)

Lire la suite

Rue du monde : une maison d’éditions qui fait voyager

Voici le deuxième article d’une série spéciale pour les amoureux des livres jeunesse. Cette fois-ci, j’avais envie de parler de Rue du Monde, une petite maison d’édition jeunesse indépendante, qui publie des livres « pour s’interroger et imaginer le monde ».

Je ne pourrais jamais mieux vous la présenter que son directeur, Alain Serres :

(…) Je rêvais d’un espace éditorial indépendant, peuplé des livres qui correspondaient à la vision que j’avais de l’enfant : une personne que l’on devrait beaucoup plus considérer comme un être social à part entière. Une personne en construction (comme d’ailleurs le sont aussi les adultes) avec laquelle on peut partager la complexité de nos vies, partager le pouvoir d’imaginer, de créer, de percevoir poétiquement les réalités du monde.

Interview d’Alain Serres par la librairie Jean-Jacques Rousseau

Et effectivement, chez Rue du Monde, les livres qui amènent à la réflexion ne manquent pas. Voici quelques uns de mes coups de coeurs !

Lire la suite

« Les voitures, c’est pour les garçons »

Nous avons beau (vouloir) donner l’éducation la plus égalitaire possible à notre fils, hélas ça ne suffit pas : nous ne sommes pas infaillible ; il va chez la nounou et au relai ; il voit régulièrement nos proches, et des gens moins proche ; il entend ce qui se dit autour de lui, et surtout il observe ce qui ne se dit pas.

C’est donc comme ça que, malgré tous mes efforts, mon fils m’a trahit au plus profond de mon être en me soutenant mordicus que « Moi, j’ai une voiture sur mon manteau parce que les voitures c’est pour les garçons. »

Lire la suite

Des chaussures souples toute l’année

Tiens, ça faisait longtemps que je n’avais pas écrit une ode à l’amour à un objet complètement banal (souvenez-vous comme j’ai aimé notre bassine en plastique !) Laissez-moi maintenant vous conter ma routine « changement de chaussures du Lardon ».

Par souci de radinerie d’économies, et parce que nous sommes des parents indignes soucieux d’un style de vie minimaliste, le Lardon n’a qu’une paire de chaussure à la fois (que l’on peut en fait arrondir à 2 ou 3 car il y a toujours les bottes de pluie et parfois les chaussures de la taille au dessus/en dessous qui traînent dans le coin).

Alors autant dire que cette paire, il faut bien la choisir ! Et puisque ça fait 5 fois que je rachète au Lardon les mêmes chaussures (avec des pointures différentes quand même, on est pas des bêtes !), laissez-moi vous raconter pourquoi j’aime tant les Falcotto by Naturino à scratch (article non sponsorisé, j’ai vraiment dépensé 5 fois de l’argent pour ces chaussures).

Falcotto Naturino, pointure 20, 21, 22, 23 et 24

Lire la suite