Où l’on est en colère

Nous connaissons en ce moment de légères perturbations. Le Lardon lance (bam ! bing !), râle, grogne, hurle (bouh !), casse, cogne et tape (et splash !).

Toute ressemblance avec le livre du soir serait fortuite.

Oh, en deux ans et demi, ça n’est évidemment pas les premières colères que nous vivons, mais elles étaient jusque là plus… calmes (???), moins… intense (?).

BienJoliPapa, est un peu déçu « Ta parentalité bienveillante machin là, ça n’empêche même pas ça ! ». Je ne peux pas le blâmer, j’ai eu la même déception quand la période du non est arrivé : à quoi ça sert toutes ces lectures et tout ce travail sur soi-même, si c’est pour quand même avoir des enfants imbuvable ?

Alors, j’essaye de m’abstraire des cris et des coups sur la porte d’entrée (« Je veeeeeux boire mon bibeeeeron sur le roooooond poiiiiiint ») (Note de l’auteur : il est alors 22 heures) et je fais un gros efforts pour me souvenir : ah oui, c’est vrai, les sentiments que le Lardon vit sont l’équivalent d’une tornade que son cerveau encore immature ne sait pas parfaitement contrôler. En d’autres termes, il ne fait pas ça (explicitement) pour nous emmerder (même si l’effet collatéral est là).

Bon. N’empêche que, moi qui commençait à manier les outils ludico-créativo-bienveillant avec aisance et facilité (deux ans et demi d’expérience, ça paye), me voilà démunie. Pourquoi ? Peut-être est-ce dû à trop de violence dans les réactions du Lardon, ou trop d’intensité par rapport à l’incident qui cause la crise ? Si j’écoute mes émotions à moi, c’est plutôt le secouer que j’ai envie de faire. Ou tout autre solution le fasse taire rapidement…

En bonne élève, j’essaye quand même d’accueillir ses sentiments (« Tu es frustré car tu voudrais boire ton biberon dehors. Le problème, c’est qu’il fait nuit et que la rue n’est pas un endroit adapté pour boire le biberon du soir. ») mais ça semble lui faire une belle jambe. Dans un autre contexte, j’essayerai la diversion ou le jeu mais aujourd’hui, ça semble impossible : il est présentement en train de se rouler par terre en hurlant (« Je veeeeux le rooooond-poiiiiiiint ») (exactement comme sur la couverture de « Opposition, pleurs et crises de rage : comment traverser sans dommage la période de 1 à 5 ans »). À ce stade, je me souviens que Isabelle Filliozat préconise le câlin : en serrant l’enfant contre soit, on l’aide à se contenir, et à s’apaiser en générant de l’ocytocine. Le problème, c’est que c’est la cinquième crise en deux heures, et que je n’ai vraiment pas envie d’être tendre. Alors, je choisis la solution la plus simple pour moi : me reculer (loin) et attendre que la pression passe. Je ne suis pas rancunière, je lui promets que je reste disponible pour un gros câlin quand il sera prêt (et d’ici là, je le serais moi aussi).

Le lendemain matin, la crise est passé, mais le souvenir est encore vif. Je ressors les livres que j’ai sous la main (tiens, une nouvelle crise pendant le petit déjeuner). Bof, aucune aide. Je repense alors à Jane Nelsen et le concept des objectifs mirages : quand il y a crise à répétitions, il y a souvent une cause cachée derrière ça. Je me promets de revoir ce passage à l’occasion (ou de relire le résumé de Happynaiss). Et puis, je profite de la 3ème crise de la journée pour commander un livre qui me faisait de l’oeil : Développer le lien parent-enfant par le jeu – Le jeu d’attachement pour créer l’harmonie, gérer les conflits et résoudre les problèmes (tout un programme).

 

 

Et bien croyez moi où non, depuis que j’ai commandé ce livre, AUCUNE grosse crise à déplorer. Cela fait maintenant une semaine et à aucun moment, je n’ai eu envie d’étriper mon fils, et je m’avancerais même à dire que nous avons passé d’excellentes journées, dans la bonne humeur, l’amour et la tendresse.

Alors… qui a dit que les livres et la parentalité bienveillante ne marchaient pas ?? #ilNyAPasDeCoïncidences

Après le lit au sol

Les gens normaux essayent de ne pas trop en rajouter après un déménagement.

Nous, on a pas pu s’en empêcher. À peine quelques semaines après avoir installé le Lardon dans la chambre la plus « aboutie » (#lesTravaux #onSaitQuandCaCommence #pasQuandCaSarrete) de notre maison, on a décidé de le changer de pièce : velux et été ne font pas bon ménage, le pauvre souffrait bien trop de la chaleur.

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🚚📦 Le premier soir #doudouSortiDesCartons

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Nous avons donc décidé de laisser cette chambre-fournaise pour les amis qui viendraient nous voir (un conseil ? venez plutôt en hiver !), de nous installer dans la troisième chambre et d’installer le Lardon dans ce qui fut notre chambre pendant quelques semaines. Vous suivez ? Nous non plus.

Et puisqu’on est pas à un changement prêt, on a aussi décidé de changer de lit. En effet, après deux ans de lit au sol, nous nous sommes dit qu’il était prêt pour un lit de bambin.

La quête du lit

Évidemment, ne sachant pas faire les choses simplement ni impulsivement, je me suis lancée dans une quête digne de celle du Graal ! Pour gagner le droit d’accueillir le béni fessier de mon petit (façon de parler, il n’est pas baptisé), son futur lit devait répondre à un certain nombre d’exigences :

  • Je voulais un lit en bois plein/massif, et sans MDF. Pourquoi ? Papa Cube l’explique très bien.
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Ce lit Verbaudet est par exemple très beau, mais très plein d’émissions de trucs cancérigènes.

  • Je cherchais un lit avec une barrière ou un rebord, mais dans lequel le Lardon puisse quand même grimper facilement.
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Là par exemple, il n’y a pas assez de barrière.

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Et là, il y en a trop.

  • Je cherchais un lit à moins de 200 €.
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Ce lit à 549 € par exemple, c’est juste pas possible.

  • Je cherchais un lit esthétiquement joli.
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On est d’accord, l’esthétique c’est toujours relatif.

Le choix final

J’ai d’abord regardé du côté des lits évolutifs : des lits qui peuvent passer de la taille 90x140cm à 90x190cm par exemple. J’ai trouvé deux modèles, plutôt simples de look mais à un prix très abordable :

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Modèle ELKA (Cocktail Scandinave)

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Lit enfant évolutif en bois massif Lilou (Alinéa)

Hélas, ces deux modèles ne sont pas achetables et/ou livrables en région lyonnaise. Retour à la case départ.

Le lit de bambin parfait

Après avoir cherché désespérément des alternatives, je me suis dit que ça n’était peut-être pas indispensable de limiter mes recherches à un lit évolutif : le Lardon a déjà l’habitude de dormir dans un grand lit (son lit au sol faisait 120x120cm) et ça risquait de coûter cher en matelas/draps car les tailles ne sont pas standards.

Je suis donc repartie de zéro et j’ai fini par trouver mon bonheur chez le Jurassien avec le modèle Cooper :

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Lit enfant en bois massif (Jurassien)

Le bois du lit est en pin massif, comme je le cherchais (le livreur ne m’a pas remercié), le tarif est abordable (et en plus, le sommier est inclus) et pour finir, son look ne gâche rien : moderne mais passe partout, peut-être même qu’un jour on pourra le peindre ?
En enfin, il est plutôt facile à monter (l’amoureux et moi nous sommes relayés, mais il peut donc être monté seul).

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Tadaaaa !

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Chambre Lardonesque, v2

Voilà donc la nouvelle chambre du Lardon qui s’y est très vite installé 🎉 !

Mais en vérité

Et puis, il y a eu la semaine de gastro : pour éviter de se relever 100 fois pour le rassurer, on était bien content d’avoir un de ses anciens petit matelas à mettre à côté de notre lit.

Et puis il y a eu la semaine de canicule, où l’on a dormi dans la même tente dans le jardin.

Et puis il y a eu les vacances.

Et les orages.

Et les bruits qui font peur dans le jardin.

Bref, aux yeux de Lardon, le meilleur endroit pour dormir, ça reste quand même notre chambre, voir notre lit 😂.

 

Et chez vous, c’est plutôt lit au sol, lit d’enfant ou cododo ? Ou un joyeux mélange de tout ça comme chez nous ?

De l’hygiène des réseaux sociaux

Après un mois sans bloguer (vacances obligent), la rentrée et les bonnes résolutions arrivant, j’ai beaucoup cogité sur la (dé)connexion, et mon rapport aux réseaux sociaux.

J’avais déjà évoqué le sujet sur mon article sur le danger des écrans pour les enfants : l’ironie de la chose (s’inquiéter pour mon fils alors que mon téléphone est glué à ma main 20h sur 24) ne m’avait pas échappé ; mais j’y travaille, et j’avais envie de mettre tout ça noir sur blanc.

Instagram, le réseau des gens parfaits

Pendant longtemps, j’ai aimé suivre pleins de comptes positifs, bienveillants, esthétiques, motivants voir les 4 à la fois. Ma timeline était magnifique, et je la faisais défiler régulièrement, d’un geste automatique, un peu comme un zombie. J’étais accro.

Alors, j’ai décidé de changer 2 ou 3 choses :

  • J’ai enlevé le raccourci Instagram de l’écran d’accueil de mon téléphone. Ça me force à vouloir consciemment y aller et ne pas cliquer par habitude, ennui ou réflexe.
  • J’ai réduit radicalement les personnes que je suivais. En premier lieu, j’ai enlevé toutes les marques, même mes préférées, toutes éthiques soient elles. Pour les comptes personnels, j’ai eu la dégaine (très) facile : adieux comptes avec posts sponsorisés, même si c’est une fois par mois seulement ; comptes postant plusieurs fois par jours ; comptes avec trop de portraits d’enfants ; comptes trop bavards ; trop présents ; trop. Au début, je me suis sentie un peu désolée pour ces créateurs de contenus, pourtant de qualité, mais tant pis : les contenus trop étudiés, trop travaillés nuisent à mon bonheur.
  • J’évite aussi les comptes faisant un usage intensif des stories. Cette fonctionnalité représente tout ce que je déteste : du contenu peu intéressant (déso mais pas déso : je me fous de ce que les gens font en ce moment) et surtout ce sentiment d’urgence et de pouvoir manquer quelque chose : vite, je n’ai que 24 heures pour voir cette image !
  • Je me laisse le droit de changer d’avis. J’essaye de ne pas dépasser les 30 abonnements (c’est très peu), et je n’hésite pas à ajouter ou supprimer quelqu’un au gré de mon humeur #rebelleAttitude.

Et, de mon côté, en tant que créatrice de contenu sur ce réseau, j’essaye de faire attention à la manière dont je poste. Mes deux mots d’ordre sont poster avec modération, et de manière non-instantané.

Par exemple, cet été, notre première semaine de séparation puis de retrouvailles avec le Lardon ont été des moments très intense pour moi mais je me suis refusée d’en parler tout de suite. Ce n’est pourtant pas l’envie de partager ma tristesse (ou mon bonheur quand il est revenu) qui me manquait, mais quand j’ai réalisé que j’avais en tâche de fond un bout de mon cerveau qui réfléchissait à la formulation d’un post Instagram, et de quelle photo ou quel hashtag je pourrais utiliser, j’ai réalisé à quel point l’addiction allait loin. Quand je vis des émotions fortes, je n’arrive plus à les vivre pleinement sans me demander de quelle manière je vais les partager…

J’essaye donc de poster peu, et toujours en décalage avec ce que je vis vraiment. C’est ma manière de me protéger pour éviter de poster trop, sous le coup de l’émotion ; et c’est aussi une tentative de ne pas créer d’attente chez les autres.

Côté hashtag, j’ai arrêté d’en mettre : je passais trop de temps de cerveau à chercher le hashtag ramenant de la visite pour… à quoi bon ?

Reste que, quand je poste une image, je ne peux m’empêcher de revenir régulièrement sur mon appliquation pour voir le nombre de like évoluer. J’ai beau avoir supprimé toutes les notifications, ça n’empêche pas mon cerveau d’être accro à ces coeurs rouges… Aaah, on est bien peu de choses quand même….

(Notez bien que ces recettes sont évidemment à ne pas suivre si vous comptez faire grandir votre communauté, je crois qu’ils sont totalement anti-productif de ce point de vue là.)

Facebook, le réseau qui décide pour nous

Sur Facebook, c’est simple : je ne suis personne via ce biais, et surtout, je ne commente pas sur ce réseau pour plusieurs raisons :

  • D’abord parce que je trouve très dommage de générer des conversations sur cette plafeforme fermée, alors que la plupart de ces blogs accueillent un espace de commentaire fait pour ça.
  • Et puis c’est aussi une question de vie privée : en commentant un article sur le blog plutôt que sur Facebook, l’identité liée est Chutmamanlit, et pas mon profil. C’est une manière de préserver une séparation entre mes nombreux centres d’intérêts. J’aime les réfléxions sur la parentalité, les tatouages, le féminisme, la danse et beaucoup d’autres choses. Je n’aime pas que, par le biais de l’algorythme de Facebook, des connaissances puissent apprendre l’un ou l’autre de mes centres d’intérêt. Je serais ravie d’en parler avec eux dans la vraie vie si l’occasion se présente mais je n’aime pas l’idée qu’une amie de la pole dance puisse voir que j’ai commenté sur un article sur l’instruction en famille.

J’ai pourtant une page dédiée à ce blog, sur laquelle je poste un lien vers mon dernier article (quand j’y pense) car je sais que certains ne me suivent que par ce biais.

Les flux RSS, mes amours

Ce qui m’amène à une transition toute trouvée pour parler d’une technologie peu connue du grand public : les flux RSS. Je ne suis pas sur Facebook, très peu sur Instagram, et pourtant, je ne loupe pas un seul article de mes blogs préférés.

Et pour cela, c’est très simple : j’utilise un agrégateur de flux RSS. Dès que je croise un blog qui me plait, je l’ajoute à mon agrégateur en cliquant sur « M’abonner ». Ensuite, comme dans une boîte mail, j’ai la liste des derniers articles publiés.

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« Tiens, je n’ai toujours pas lu cet article de Coquelipop, écrit il y a 5 jours ! »

Là où c’est magique c’est que je suis au courant de tous les articles quasiment en temps réel. Tous. Et dans l’ordre. Ça n’est certainement pas Facebook ni Instagram qui permet ça !

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Il y a aussi des affichages plus « visuels » mais personnellement, j’aime le simple et efficace.

Et surtout je suis maître du contenu qui m’intéresse. C’est moi qui ajoute les sites (ou qui les enlève), et je n’ai aucune publicité, ni aucune incitation à lire toujours plus de comptes et de contenus. Les vacances pour mon cerveau !

Vraiment, je ne comprends pas pourquoi cette technologie n’a jamais « percé ». Enfin si, je sais exactement pourquoi : derrière, il n’y a pas une entreprise employant 150 personnes à réfléchir à rendre ça plus addictif à grand coup de marketing et de fonctionnalités conçues pour nous rendre accros.

Si ça vous intéresse, personnellement, j’utilise Inoreader, mais il existe beaucoup d’autres sites gratuits permettant la même chose.

Le blog, le nerf de la guerre

Et puis dans ma démarche de m’épargner ce sentiment de « trop plein » quand on suit trop de blogs, je n’ai pas eu le choix que de prendre du recul sur le contenu que je publie moi. Et si, les autres, en lisant mon blog, se sentaient mal, culpabilisés ou « pas à la hauteur » ?

Il faut dire que la limite entre « tenir un blog sur la parentalité » (d’autant plus quand on est intéressée par les courants dits bienveillants ou positifs) et la tendance à « l’injonction à être parfait » est extrêmement fine, et j’en suis consciente.

Récemment, par exemple, Coeur de pirate parlait des récits d’accouchements naturels, qui peuvent être culpabilisant pour les femmes n’ayant pas pu (ou pas voulu) accoucher de cette manière.

Traduction approximative : « Aux mamans qui ressentent le besoin de partager leur accouchement, et comment c’était magique d’accoucher à la maison, naturellement, dans la douleur avec vos doulas, sage-femmes, baignoires, et maris, c’est super ! Mais souvenez vous que c’est très moralisateur pour les femmes qui n’ont pas eu cette possibilité. Choisir d’accoucher autrement ne fait pas de vous une moins bonne mère ». 

Et c’est vrai qu’à ce sujet, je me suis par exemple posé la question (j’ai même un article en brouillon). Je suis consciente du privilège que j’ai eu de pouvoir vivre un accouchement sans péridurale mais surtout sans complications. Et à l’heure où des ami·es ont vécus de nombreuses fausses couches, des accouchement traumatisants, ou sont encore dans un parcours de PMA, le sujet est très sensible pour certain·es et je préfère donc me taire sur la sphère publique même si je partage bien volontiers mon récit en privé avec les personnes intéressé·es.

Pour autant, je suis convaincue de l’intérêt de partager ses expériences sur un blog (ça fait plus de quinze ans que j’en tien un !), et je ne crois pas qu’il faille se censurer sur tous les sujets. Ce sont d’ailleurs des récits d’accouchements naturels qui m’ont poussée et aider à envisager ça pour moi, et j’en suis reconnaissante.

 

Alors comment trouver le « juste milieu » entre partage, inspiration et retenue ? J’espère qu’être consciente des effets négatifs que peuvent avoir des contenus « positifs » aide un peu, mais je n’ai pas la solution miracle… Qu’en pensez-vous ? Souffrez-vous du poids des blogs/comptes comme les miens ?

Le métier de psychomotricien·ne

Je crois que j’ai découvert le métier de psychomotricien·ne en découvrant le principe de la motricité libre, et immédiatement j’ai été attirée par cette discipline ! Pendant les premiers mois de vie du Lardon, les blogs de psychomot’ ont été une mine de ressource considérable pour moi !

Je voulais tout savoir sur le développement des bébés : qu’est-ce que le stade du miroir Pourquoi mon bébé est-il toujours enroulé ? Quelles sont les grandes étapes motricesFaut-il assoir son bébé ?

Mon obsession de bien-faire était totalement assouvie : j’apporte beaucoup plus de valeur aux recommandations d’un·e professionnel·le qu’à la liste de naissance concoctée par un magazine Parents bourré de pub. Un transat est-il vraiment utile ? Et le chariot de marche ? Pourquoi faut-il des chaussures souples ? Trotteur, pousseur, porteur, je mets quoi sur la liste d’anniversaire de 1 an du Lardon ?

Et comme on intellectualise jamais trop les choses, je continue de suivre ces blogs assiduement car j’adore découvrir tous les mécanismes qui entrent en oeuvre derrière une activité toute simple comme planter des graines ou manger avec les doigts.

Et puis, au fur et à mesure de mes lectures, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir des facettes cachées du métier comme l’histoire de Théo qui jette des trucs.

Bref, deux ans plus tard, je suis toujours quelques blogs de psychomot’ avec passion et j’ai eu envie d’en savoir plus sur cette belle profession ! J’ai donc décidé de poser pleins de questions à Maman est psychomot, qui a été adorable puisque, comme vous allez le voir, elle a répondu avec beaucoup d’humanité et de détails passionnants. Je vous laisse découvrir ça :

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Alors, je m’appelle Laure, j’ai 37 ans, une demoiselle de trois ans, un conjoint geek et un chien gentil mais qui pue. Je suis passionnée de danse, de cuisine, de jeux et de fantasy (et de blagues niveau carambar).

Peux-tu nous expliquer en quoi consiste ton métier ?

Beaucoup de gens, y compris dans les psychomot, ont du mal à expliquer ce métier. Je pense que c’est lié au fait qu’il y ai deux branches tellement différentes qu’elles sont presque deux métiers différents. Une branche à une approche plutôt psycho-affective (thérapie) l’autre perceptive-motrice, voire neuro-développementale (rééducation).

Mais dans tous les cas la psychomotricité part du postulat que « le corps et l’esprit » sont liés et que quand un se modifie il entraîne l’autre. Cela vaut pour les réeducateurs (par exemple la conscience de son schéma corporel va permettre de percevoir un espace orienté, qui lui même va pouvoir aboutir à une organisation spatiale, qui donnera de la structuration spatiale, puis des manipulation mentale de volume…) ou dans les thérapies où on va se servir du toucher, de la sensorialité pour avoir un mieux-être psychique. Dans tous les cas on remonte le fil de comment aider la personne à arriver à une bonne adaptation à son environnement et à vivre le mieux possible dans celui ci, et le fil en question ramène toujours au corps, à son vécu et ses expériences 🙂.

Qu’est ce qui t’as amené à être psychomotricienne ?

Au lycée on cherchait ce qu’on voulait faire « quand on serait grande » avec ma meilleure amie. On avait envie de travailler ensemble. Elle était passionnée d’équitation, moi de danse. On s’est dit qu’on allait monter un centre où on recevrait les jeunes en mal être, pour les accompagner sans passer par le discours comme généralement, mais par leur vécu corporel dans les deux disciplines. On était très fières de nous d’avoir inventé un super concept ! On a commencé à budgetiser ça, et en en parlant, on nous a dit « mais en fait il existe déjà votre métier, c’est psychomotricienne ! ».

Finalement la vie à fait qu’on n’a jamais monté notre centre, mais on a fait notre prépa ensemble et on est toutes les deux psychomot’ maintenant 😉

Avec quel type d’enfants travaille tu ?

Je travaille dans une association qui reçoit des enfants, ado et adultes autistes et en libéral. En libéral on reçoit surtout des enfants pour des troubles des apprentissages (attention, graphisme…) mais comme ça se sait que je travaille avec des personnes autistes depuis moultes années maintenant, ils représentent aussi une grande partie de ma patientèle.

Personnellement, je suis plutôt versant « réeduc » et ma collab a une formation « plutôt psy » alors on se complète bien 😉 On reçoit de plus en plus de demandes d’adultes également, qui cherchent d’autres solutions à leur mal être.

Enfin le reste des patients présentent des maladies génétiques variées ou un retard de développement.

J’ai l’impression que c’est un métier plutôt féminin ? Est-ce vrai ? Sais-tu pourquoi c’est le cas ?

On est effectivement beaucoup de filles, comme les orthophonistes ou les infirmières par exemple. Le soin paramédical, apparemment c’est pour les filles…. Les garçons font plutôt médecins ou kiné…

Mais petit à petit les mentalités changent et on voit des garçons s’inscrire un peu plus souvent. D’ailleurs, petit secret les garçons : les institutions sont tellement en manque de mecs, que si vous avez votre diplôme vous avez un travail assuré !

Est ce que tu as des enfants ? Est-ce que ça a changé ta pratique si tu les as eu après avoir commencé à exercer ? Les élèves-tu différemment que si tu avais choisi un autre métier, tu penses ?

J’ai une mademoiselle de 3 ans ! Et je suis psychomot depuis 14 ans (outch) !

J’étais déjà versé bienveillance mais cela a non seulement renforcé mes convictions mais poussé le concept encore plus loin. Chaque fois que j’ai un doute, que je me sens sur la ligne je me dis automatiquement « Ça pourrait être ta fille. Elle a des parents qui te font confiance, comment voudrais tu qu’un professionnel réagisse avec la tienne ?« . Je suis beaucoup plus compréhensive avec les parents aussi 😉 : je comprends mieux qu’on puisse avoir des convictions, au-delà de toute la littérature possible, et que des fois on se merde royalement 😜

Dans ma pratique, avoir un enfant m’aide a ancrer un suivi dans le quotidien, avec les vrais besoins de la famille et non pas un critère prit dans une liste théorique.

Et mon métier a forcement beaucoup influencé mon approche éducative. J’ai dû pas mal m’intéresser aux neurosciences, j’ai donc maintenant une idée de comment fonctionne un enfant, alors qu’avant pas du tout ! Je passe aussi beaucoup de temps à proposer à ma fille des expériences à vivre. Elle a donc un super schéma corporel, de l’imagination et une grande autonomie dans son jeu et ses besoins. On déteint forcement 😉 : le fils de sa marraine, qui est maitresse, connait l’alphabet, des prémices d’anglais est très ordonné et organisé !

Que t’apporte ton blog dans ton métier. Et au quotidien ?

Professionnellement parlant le blog m’apporte peu. Mais au quotidien c’est un vrai plaisir. Certains tricotes, peignent, moi je blogue 🙂 J’aime les échanges que cela entraine, j’aime écrire et j’aime bien regarder ce qu’on faisait avec ma fille il y a 1 an 😉

Qu’est ce qui est le plus dur dans ton métier ?

Le plus dur dans le libéral est que c’est avant tout une sorte d’entreprise. Il faut donc être suffisamment rentable pour te payer un salaire. Même quand en face de toi, tu as des gens dans des situations difficiles, tu essayes de les arranger mais il reste quand même ce besoin de règlement… Le pire c’est quand des familles que tu as suivi pendant parfois 2 ou 3 ans disparaissent du jour au lendemain pour ne pas avoir a te régler 2 ou 3 séances. Le plus désagréable pour moi est d’avoir à avoir un rapport à l’argent en fait.

Après, tout le reste je le gère parce que je suis bien dans mes postes. J’ai travaillé par exemple en pouponnières avec des tous petits retirés aux parents : ça, ça avait été insupportable pour moi.

Quand on fait ce travail je pense qu’il faut savoir se protéger et chercher le poste qui nous convient.

Et le plus enrichissant ?

Le plus enrichissant est forcement la relation avec les patients. Je ne sais pas pourquoi, mais je m’entends bien avec les autistes. Depuis le début, même quand je n’étais pas trop formée. Je me sens bien avec eux et je pense que c’est réciproque. Les moments d’échanges, de rire, comptent double 😉

J’ai trouvé ton article sur le petit garçon qui voulait apprendre à lire très touchant. Y-a-t-il une rencontre qui a changé ta vie ?

Je ne saurais pas dire une rencontre qui a changé ma vie. Des chouchous j’en ai eu. J’ai gardé contact avec quelques jeunes qui ne viennent plus depuis longtemps. Par contre des réactions d’enfants qui m’ont marquée et qui ont forcement modifié ma façon de voir la vie il y en a eu aussi.

Des tristes, comme ce petit garçon de 4 ans amené par une maison d’enfance à caractère social qui a fait tombé un pot à crayon et qui s’est jeté au sol en tremblant et en se protégeant la tête de peur que je le frappe. Ce jour là j’ai su que jamais de ma vie ma fille ne devrait avoir peur de moi.

Des joyeuses, où au bout de plusieurs mois à ne pas réussir à avoir la moindre interaction, le lien se crée. Tu apprends à ne jamais abandonner si l’objectif en vaut la peine.

En fait, à leur manière ils nous marquent et nous transforment tous un peu 😉

Merci encore Laure, de Maman est psychomot d’avoir répondu à mes questions ! J’espère que vous aurez trouvé cette interview aussi passionnante que moi 🙂

Les yeux dans les yeux

L’autre soir, je couchais le Lardon. Il avait envie que je reste un petit peu avec lui : « Mets-toi là maman » m’implora-t-il en me montrant son oreiller. Alors, je me suis contorsionnée pour me glisser dans son lit, et je me suis allongée à côté de lui. Nos visages étaient à quelques centimètres l’un de l’autre, et on s’est regardés, sans rien dire, pendant de long instants.

Immédiatement, cette scène m’a ramenée en arrière.


Nous sommes le 5 mars 2016. Le Lardon a dix heures de vie. D’ailleurs, à ce moment là, il n’est pas encore le Lardon. Il n’a pas encore de surnom. Il faut dire que son papa et moi venons de découvrir depuis seulement quelques heures son prénom, parmi les deux que nous avions choisis. Je prends d’ailleurs un immense plaisir à m’écouter le prononcer : il est simple, il est doux. Je le teste, en parlant, en chantant. Est-ce qu’il lui va bien ? Oui, il me semble.

Je suis donc une maman-depuis-dix-heures, avec mon fils. Ce petit bébé est d’ailleurs si nouveau qu’à ce moment là, je ne pensais même pas à lui en terme de « fils ». (Ce n’est que le lendemain que ça m’a frappé, quand quelqu’un m’a demandé « C’est votre fils ? » Pardon ? Comment ça mon fils ? J’ai un fils, moi ? Oh mais oui, j’ai un fils ! Ce bébé, qui est là, c’est mon fils ! À moi ! Et je suis ça mère !) (Pour l’instinct maternel, on repassera…).

Je suis donc là, seule dans la chambre, avec ce bébé que je ne connais pas encore très bien. Le BienJoliPapa vient de repartir pour rentrer à la maison. (La maternité où j’ai accouché n’accueillait pas les papas le soir, et sur le coup, je crois que ça nous a paru normal). Je n’ai pas vraiment de souvenirs de cette première nuit et je ne me souviens plus vraiment de mon état d’esprit à ce moment là. Étais-je inquiète quand le BienJoliPapa est parti ? Étais-je encore fatiguée de l’accouchement ? Ou bien heureuse et sur un petit nuage ? Le bébé dormait-il ? A-t-il beaucoup pleuré dans la nuit ? D’ailleurs, ai-je dormi entre les courbatures de l’accouchement et les douleurs des suites de couches ? Rien n’y fait, plus j’essaye de revivre cette première nuit, moins j’y arrive : je ne me souviens de rien. Sauf d’un moment très particulier.

Ce moment où j’ai pris le bébé de son petit berceau en plastique, et je l’ai posé à côté de moi dans mon lit d’hôpital. En ce faisant, je crois que j’avais peur de beaucoup de choses : de m’endormir, de le faire tomber, de l’écraser, de ne pas faire comme il faut, de me faire gronder par une sage-femme qui passerait par là.

Mais je me suis contorsionnée pour me glisser dans le lit, et je me suis allongée à côté de lui. Nos visages étaient à quelques centimètres l’un de l’autre, il a ouvert ses grands yeux, tout noirs, et on s’est regardés, sans rien dire, pendant de longs instants.

Alors, je me suis présentée. Je ne sais plus trop ce que je lui dit, sûrement que j’étais sa maman, et que j’allais m’occuper de lui. Peut être qu’il était beau ou que je l’aimais, je ne sais plus. Je me souviens seulement de ses grands yeux noirs, à quelques centimètres de mon visage. Je me souviens qu’il m’observait intensément, comme s’il semblait se dire : C’est donc toi ma vie maintenant ? C’est toi cette voix que j’ai entendu tout ce temps quand j’étais in-utero ? Et je me souviens que pendant ce moment, complètement hors du temps, une vague d’amour m’a traversée. Je crois que c’est à ce moment là que j’ai compris ce qu’était l’amour inconditionnel.


Deux ans, quatre mois et quelques jours plus tard donc, nous nous observons à nouveaux les yeux dans les yeux. Je repense à notre première nuit et je constate que rien n’a vraiment changé : il a toujours ses grands yeux noirs qui me regardent intensément et son visage concentré. Je me demande s’il se souvient comme moi de cette première nuit, s’il pense à mon amour inconditionnel.

Et puis, il sort sa petite main de sous la couverture, la glisse sous mon menton, et commence à me chatouiller. « Guilli guilli guilli » s’esclaffe-t-il, complètement rigolard.

Ah oui, j’oubliais. Le Lardon a maintenant deux ans : l’amour inconditionnel il trouve ça chouette, mais pas autant que chatouiller sa mère, car, ça c’est quand même vachement plus drôle ! 😂

 

Living books pour les tout-petits

À chaque visite à la bibliothèque, j’emprunte généralement une dizaine de livres pour le Lardon. Je les choisis souvent au hasard des couvertures, parfois sans même les feuilleter. À la maison alors, je prends le temps de les découvrir un peu plus longuement, avant de les proposer au Lardon. Au final, sur dix livres que nous empruntons, souvent seulement un ou deux trouvent grâce à ses yeux, et les autres sont complètement ignorés.

Ma cabane de feuilles

Le mois dernier, c’est sans aucun doute ce petit livre qui a conquis nos cœurs :

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Je dis « nos » cœurs car c’était assez clair pour le Lardon : il me l’a réclamé en boucle, et m’en parlait même le soir avant d’aller se coucher.

Quand à moi, je suis tombée amoureuse de chaque aspect de cette histoire : des illustrations toutes douces ; du texte qui est d’une simplicité et d’une efficacité toute japonaise (si vous n’avez jamais lu de littérature japonaise, je vous recommande Sommeil de Haruki Murakami, c’est complètement hors du temps, fascinant et envoutant, mais pardon, je m’égare).

Dans Ma cabane de feuilles, on suit l’histoire d’Aya qui s’abrite sous les feuilles pendant l’orage et qui invite des animaux à la rejoindre : une mante religieuse, un papillon blanc, une coccinelle, un scarabée ou encore une fourmi. Sur chaque page, les détails sont si fins qu’on s’y croit vraiment. J’aime particulièrement la page où la pluie s’arrête, j’y retrouve le même apaisement que dans la vraie vie !

En bref, une belle histoire de partage, en communion avec la nature mais surtout un véritable coup de cœur.

J’ai rendu le livre la bibliothèque sans penser à le prendre en photo mais si vous voulez en voir un peu plus, Un blog au naturel et Le pays des merveilles en parlent très bien sur leurs blogs respectifs.

👉 Ma cabane de feuilles, de Akiko Hayashi et Kiyoshi Soya

Mon poussin

Et puis, la mois suivant, totalement par hasard, j’ai pris ce petit livre à la couverture bleue.

Encore une fois, le Lardon et moi sommes immédiatement tombés amoureux. On retrouve les mêmes clés du succès : des illustrations pleines de douceurs et une histoire toute simple et toute belle. J’ai alors vérifié le nom des auteurs et… sans surprise, il s’agit du même couple d’auteurs.

Dans Mon poussin, Akiko Hayashi et Kiyoshi Soya racontent l’histoire d’un petit poussin qui s’est perdu et qui s’endort tout seul dehors dans la nuit. Décrit comme ça, ça paraît presque triste mais c’est loin d’être le cas : dans l’histoire, la maman Poule est très présente : c’est elle qui prête sa voix à l’histoire (« Où vas-tu mon poussin ? »), et elle n’est jamais vraiment loin puisqu’en pleine nuit, elle vient le retrouver (pour le plus grand plaisir du Lardon qui s’esclaffe avec bonheur à chaque fois « OOooooh, la grosse pouuuule ! »).

Là aussi, les illustrations sont toutes douces, et toutes en dégradés. Les couleurs du coucher (et du lever) du soleil sont magnifiques et en font un très beau livre à lire avant d’aller au lit.

👉 Mon poussin, de Akiko Hayashi et Kiyoshi Soya

Où les livres sont vivants

En lisant ce livre, un terme que j’entend souvent m’est revenu en tête : les living books. Quand on s’intéresse aux pédagogies alternatives, on retombe souvent sur cette appellation, inventée par Charlotte Mason (et parfois traduite en français par « livre vivant ») qui désigne des livres qui sont « beaux et bien écrits ». (Rien que ça.). Pour en expliquer le concept, je me permets de reprendre les mots de Laura Laffon, qui est la spécialiste française de la pédagogie Mason :

Les livres vivants enseignent sur la vie, les valeurs morales et le dépassement de soi. La plupart du temps ils apportent des connaissances d’une manière engagée et amusante.
Écrits par un auteur passionné par le sujet, ils ont une « âme ».
Peu importe la longueur de l’ouvrage, pourvu qu’il transpire la passion pour le thème abordé : l’idée est de nourrir intellectuellement l’enfant par des lectures inspirantes, qui vont l’aider à construire ses valeurs et l’amener à s’élever.

— Laura Laffon

Toujours selon Laura, un livre peut être considéré comme livre vivant s’il remplit les critères suivants :

  • Sa plume est d’excellente qualité.
  • Il contient des connaissances appropriées aux enfants.
  • Sa lecture apporte au lecteur cette petite étincelle de plaisir et d’imaginaire.
  • L’ouvrage a un impact positif sur l’esprit.

Et bien, je crois que ces deux livres remplissent toutes ces conditions et qu’ils mériteraient tout à fait leur place sur la liste de Living Books en français de Laura !

Et, s’il fallait une preuve supplémentaire que ces livres ont une âme, l’histoire que j’ai découverte derrière Mon poussin et Ma cabane de feuille nous le montre : pour que ces deux albums vivent, l’autrice Akiko Hayashi a repris le dessin après dix-huit ans d’arrêt (😭), suite à la mort de son mari, Kiyoshi Soya (😭😭). De lui, je n’ai trouvé que quelques mots, qu’il a écrits pendant son combat contre la maladie :

Traverser les épreuves, surmonter les peurs, survivre aux chagrins : les livres pour les enfants servent aussi à cela. À ceux qui les lisent, mais aussi, à l’occasion, à ceux qui les font.

— Kiyoshi Soya
Je trouvais déjà ces deux livres émouvants, maintenant c’est pire… ! 😭😭😭😭
Et vous ? Avez-vous des pépites à me recommander ? Des livres qui vous émeuvent plus que prévu ?

Kit de survie de la période du Pourquoi

Mon titre est un peu mensonger : en vérité, à la maison, nous ne sommes pas encore dans la période du Pourquoi, mais bel et bien dans la période du « C’est quoiiiiii ? » : on entend cette question environ 100 fois par jour, à peu près tous les 3 mots.

Pour illustrer mon propos, voici une scène de vie classique à la maison : nous sommes à table tous les trois, et je discute avec le BienJoliPapa (anciennement connu sous le nom de BienJoliChéri). Ça donne ça par exemple :

– Pfiou, il fait chaud, souffle le BienJoliPapa.

C’est quoi chaud ?, demande le Lardon.

C’est quand la température est très haute, je réponds.

C’est quoi la température ? (évidemment…)

C’est une unité de mesure de la chaleur, j’essaye d’expliquer.

Mais non, c’est pas une unité, me corrige le BienJoliPapa.

Ah mais oui, je dis n’importe quoi. Alors, euh, c’est plutôt une mesure de la chaleur.

C’est quoi la chaleur ?

Ben c’est quand il fait chaud.

C’est quoi chaud ?

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Où les apprentissages se font leeeeentements

Il y a des règles avec lesquelles le Lardon (deux ans et trois mois) a encore du mal. Pour n’en citer que quelques unes :

  • Ne pas arracher des feuilles des plantes.
  • Ne pas taper.
  • Ne pas mordre.

Et puis, il y a les règles que je n’avais jamais pensé à expliciter, jusqu’à récemment :

  • Ne pas taper sa maman avec du fromage.
  • Ne pas monter sur sa maman quand elle fait du yoga.
  • Ne pas mordre les fesses de sa maman quand elle fait du yoga.

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10 activités pour occuper un enfant de 2 ans sur le trajet des vacances

Je ne sais pas chez vous, mais ici les trajets de vacances sont parfois difficiles :

  • En voiture : à part le créneau de 14-17h qui permet d’être relativement tranquille, le Lardon hurle plus souvent que pas.
  • En train : ça va mieux avec l’âge et si on arrive à avoir des places en wagon famille, mais il faut être prêt à faire 40 aller-retours entre le siège et le wagon-bar avec le Lardon.
  • En avion : nous n’avons testé qu’une fois, les 3 heures d’avion ont paru en durer 10 fois plus dans notre avion blindé, le Lardon n’ayant que moyennement apprécié de n’avoir un terrain de jeu que de 0,5m2 (la surface de mes genoux) au moment où il apprenait à ramper et était en besoin constant de s’exercer.

Alors cette année, pour nos différentes escapades prévues, j’ai cherché des petites surprises pour l’occuper :

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Des trucs et des machins pour occuper le bestiau

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