À l’eau !

Histoire de garder le rythme et de ne pas perturber notre lardon, tous les samedis matins, notre réveil sonne à la même heure qu’en semaine. MAIS VOUS ÊTES FOUS ?! je vous entends penser. Peut-être bien, mais on a une bonne excuse : le samedi matin, c’est bébé nageur, et c’est sacré (enfin, sacré, sauf si foire dans la nuit, alors on se réserve le droit à une grasse mat !)

J’ai eu envie d’en parler dans un article après une conversation avec une amie : «Alors, ça y est, il sait nager ? Mais, bof, nous on trouve notre bébé trop jeune pour prendre des cours de natations». Mais enfin, vous n’y êtes pas du tout, ce n’est pas ça les bébés nageurs. Laissez-moi vous expliquer pourquoi c’est trop bien !

Où les enfants évoluent librement

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Le joyeux bordel

Dans notre piscine, les enfants, âgés d’entre 6 mois et 2 ans, évoluent au gré de leurs envies dans un bassin chauffé ; accompagnés d’un ou deux proches (parents, grands-parents). Les séances durent 45 minutes. Ça peut paraître court mais pour des petits c’est déjà énorme. Après autant de stimulation, c’est la sieste (presque) assurée !

Dans le bassin, on retrouve différentes structures, qui changent selon les semaines : toboggans, tapis pour courir/ramper/jouer, structures en hauteur à escalader, et desquelles les enfants peuvent se jeter. Et puis une multitudes de jouets et accessoires : seaux pour le transvasement, ballons parce qu’il faut toujours des ballons, animaux rigolos qui aspergent, etc. Plusieurs moniteurs (monitrices dans notre cas) sont présentes pour accompagner les parents. Généralement, elles profitent de chaque séance pour fixer un objectif : par exemple, inviter son enfant à mettre au moins une fois la tête sous l’eau.

Mais, au delà de cet objectif, tout est orienté pour que les enfants s’amusent et expérimentent. Ainsi, elles nous ont l’autre fois rappelé qu’il était inutile de réprimander les enfants qui essayent de boire l’eau de la piscine : c’est tout à fait normal qu’ils veuillent goûter (oui, et parfois à de nombreuses reprises dans la même séance, on ne sait jamais, dès fois que l’eau finisse par avoir un meilleur goût au bout d’un moment !). En nous demandant d’ignorer ce comportement, elles nous invitent à éviter de cultiver la peur de l’eau chez nos enfants. Oui, ils risquent de boire la tasse par moment, et ça n’est pas grave !

Où l’on jete (joyeusement) son enfant dans le vide

Il y a deux semaines, une animatrice nous a rassemblé autour d’elle : «Aujourd’hui, on va les jeter dans l’eau. De là haut»  annonça-t-elle en nous pointant une structure de tapis flottants presque aussi haute que la tour Eiffel.

Avec mon chéri, on s’est regardé, et puis on l’a fait : j’ai tendu mon enfant (la chair de ma chair), à l’animatrice juchée à au moins UN MÈTRE de haut ; elle lui a expliqué qu’elle allait le lâcher pour qu’il saute dans mes bras ; et elle l’a lâché, doucement. Après une chute interminable d’un quart de demi-seconde, j’ai rattrapé mon-bébé-mon-tout-petit dans l’eau, alors qu’il commençait à remonter à la surface doucement. Il avait un sourire énorme. Il venait de faire l’équivalent du saut de l’ange, et il était content !! (Moi j’ai détesté être éclaboussée mais c’est une autre histoire).

Bref, vous l’aurez compris, l’idée principale des bébés nageurs n’est pas d’apprendre à nager, mais plutôt de familiariser le bébé avec l’eau. Les premières séances sont un peu directives mais bien avec le temps, une fois que le bébé sait qu’il peut aller dans l’eau, on le laisse décider lui-même du moment où il se lance (du toboggan ou de la plateforme par exemple) tout en l’encouragent ou le stimulant si besoin.

C’est donc une activité fantastique pour développer la confiance, à tous les niveaux. L’enfant apprend à dépasser sa peur. Au fil des mois, on voit un réel progrès : les enfants les plus timides du début osent quitter les bras des parents, mettre la tête sous l’eau, se lâcher du toboggan. Les parents, eux, apprennent à donner plus d’autonomie à l’enfant : à ne pas le rattraper avant qu’il arrive dans l’eau, à le laisser évoluer seul en restant à côté en cas de besoin.

Ayant moi même une profonde aversion pour l’eau (vous devinerez que petite, je n’ai pas fait les bébés nageurs – j’ai d’ailleurs été interdite de piscine pendant un certain nombre d’années pour raisons médicales), je suis particulièrement émue de voir que mon fils n’a pas ma peur de l’eau : de le voir, du haut de ses 1 an, se jeter dans l’eau, sans peur, me rend toute chose ! (Par contre, faut pas déconner, quand il faut l’accompagner la tête sous l’eau, je laisse son père le faire :D)

Mettre la tête dans l’eau, boire la tasse sans s’étouffer, éclabousser ses parents, leur vider un seau sur la tête, développer sa sociabilité, sa motricité (ah ramper sur la moquette c’est facile, mais sur un tapis flottant, c’est autre chose !), vraiment, y a pas à dire, c’est tout un programme.

Où l’on essaye de ne rien oublier

Le seul inconvénient (en plus du réveil le samedi matin), c’est la logistique : en bonne mère indigne, j’oublie TOUJOURS quelque chose CHAQUE samedi matin. Pourtant, il n’y a pas besoin de grand chose dans le sac ! Voyez plutôt :

Pour bébé :

  • Une couche de bain : à choisir lavable évidemment (il suffit de la rincer après la piscine – ou de la laver de temps en temps, exactement comme on fait pour nos maillots). Écologique et économique ! Je suis particulièrement fan des couches Elliot et Loup qui sont évolutives. Les couches Hamac sont fort mignonnes aussi, mais ça revient à cher à chaque changement de taille, si comme le lardon, votre enfant grandit avec le temps (les bougres !). Nous avons trouvé la combinaison intégrale inutile : en faisant attention d’arroser le lardon copieusement quand il n’est pas dans l’eau, il n’a jamais vraiment froid.
  • Une cape de bain ou un poncho
  • Et puis pour après : une couche propre et surtout surtout, de quoi casser la croûte (un sein bien remplit de lait, une petite galette de riz, une compote…)

Bon, mais et ne faîtes pas comme nous, n’oubliez pas vos affaires pour vous les adultes. Oui, même la serviette. Et les sous vêtements de rechange. Et le sac étanche pour ranger tous les maillots mouillés. Et de quoi grignoter parce que ça creuse aussi pour les adultes.

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Alors ça vous dit ? Ou comme nous, vous êtes déjà fan ?

11 réflexions sur “À l’eau !

  1. sphbloom dit :

    Olalalala !
    Je suis née dans l’eau, et la suite logique pour ma mère c’était les bébé nageurs ! Mes parents ont adorés, moi je n’ai jamais eut peur de l’eau, j’étais même toujours dans les meilleurs en piscine et j’ai toujours sauté avec les garçons de tous les rochers en vacances. Je veux absolument faire pareil avec ma fille !
    Si tu es toujours sur Lyon, je suis curieuse d’avoir des infos pratiques du type quand s’inscrire, combien, dans quelle piscine… En tout cas, j’ai vraiment envie de faire pareil !

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    • chutmamanlit dit :

      Mais voilà, c’est ça dont j’ai envie pour mon fils ! Qu’il saute comme un sauvage dans la piscine, qu’il se jette du haut des rochers ! Moi, je restais au bord de l’eau, jalouse de ceux qui osaient (et encore aujourd’hui, je fais tout pour éviter de mettre la tête sous l’eau !).

      Pour Lyon, nous on a choisi d’aller à la piscine de Bron pas trop loin de chez nous. Ça nous coûte environ 300€ l’année. Je n’ai pas comparé aux tarifs des autres piscines, mais je sais qu’il y a des plages horaires réservées à Natécia, Garibaldi, Caluire et ce ne sont probablement pas les seules piscines à proposer ça !

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      • Sonka dit :

        Ah, je voulais justement demander où tu faisais ça. Moi je suis dans la campagne hors de Lyon donc de toute façon j’ai pas 36 choix. Moi ce qui m’a surprise (et un peu déçue) c’est que là où on va, ce n’est pratiquement pas encadré : il y a des maîtres-nageurs, un au bord du bassin et un ou deux dans le bassin, et si on va les voir ils répondent aux questions, mais sinon ils ne viennent pas trop nous voir et ne font pas comme la tienne de propositions « on va faire ci ou ça ». Sauf une fois, on est tombés sur une femme qui encourageait vraiment positivement les parents (et les enfants) à se lancer avec le toboggan, etc. D’ailleurs c’est ce jour là que j’ai osé emmener mon loulou dans le grand grand toboggan (celui des adultes, quoi !)

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        • chutmamanlit dit :

          C’est dommage ce manque d’encadrement ! Pourtant chez nous, ils arrivent à faire passer un maximum en très peu de temps : on se rassemble 2 minutes autour des animatrices en début de séance, et puis c’est tout. Après le petit mot, chacun vaque dans son coin et fait ce qu’il veut. Certaines séances, je ne leur parle même pas personnellement mais les 2 minutes qu’elles ont pris pour nous parler à tous suffit à nous guider !

          Et c’est vrai que sans elles, je n’oserais pas forcément faire faire tout ça à mon fils !

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    • chutmamanlit dit :

      Erf, dommage ! Je te laisse nous écrire un DIY, je suis sûre qu’avec un escabeau, des frites achetées chez Decathlon et des jeux du bain, on peut faire un truc à la maison (bon, si tu n’as qu’une cabine de douche, ça risque d’être vraiment compliqué par contre :D)

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          • Sonka dit :

            Oui, quand ils sont tout petits, on peut parfaitement faire de l’initiation dans une baignoire… Chutmamanlit a oublié une précision : c’est bien de commencer tôt, parce que jusqu’à environ 10 mois (environ !), les bébés ont le réflexe de couper leur respiration sous l’eau, donc ils ne boivent pas la tasse, et du du coup si on les entraîne, ils gardent cette compétence, alors que si on commence quand ils ont désappris, il faut réapprendre… Pour mon fiston, je le savais, mais j’étais malgré tout trop décalquée la première année pour aller à la piscine, donc on a commencé au cours de la deuxième année. Il adore y aller, mais pas mettre la tête sous l’eau… 😉

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          • chutmamanlit dit :

            Je ne savais pas à quel âge il disparaissait. Une animatrice disait aussi à une maman d’une petite de 1 an qu’il pouvait y avoir 50 buvages de tasses avant qu’ils comprennent. Alors maintenant, chaque fois que ça arrive, on compte « Allez, dans 37 tasses, tu gérera comme une chef ! » 😀

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