De choses et d’autres

Une fois n’est pas coutume (okay, je mens, c’est déjà la deuxième fois), je me prends au jeu de la chaîne de blog. Merci donc, très chère Claire pour la nomination !

(Cependant permis de réduire le nombre de questions : j’en ai choisi moins, mais j’ai parlé beaucoup, ça vaut le coup, nan ?)

Présente-toi en quelques mots.

J’ai hésité un moment avant de savoir comment aborder la question et j’ai décidé de parler de mes supers pouvoirs :

  1. Je suis super curieuse, ouverte d’esprit et j’adore apprendre (pas étonnant donc, de toujours me trouver avec un bouquin dans les mains).
  2. Je suis (super) drôle.
  3. Je ne suis pas du tout rancunière (ou je suis bonne poire, c’est selon).
qualites

Mon résultat au test des Forces de caractère

Et si vous ne connaissez pas le test des Forces de caractères, je vous le recommande : ce test psychologique propose de mettre en avant vos 5 plus grosses qualité, parmi 24. Le résultat est forcément positif puisqu’il décide de mettre justement en avant les force de chacun. (Nous ne parlerons par exemple pas de la qualité la moins développée chez moi… l’autorité) (ahem…).

À faire sur www.viame.org (test gratuit, mais demande la création d’un compte).

 

Avant de connaître officiellement le sexe de ton enfant, le connaissais-tu déjà au plus profond de toi ?

Nous ne voulions pas connaître le sexe de notre enfant avant sa naissance : chaque examen (et Dieu sait qu’il y en a eu) était donc pour moi l’occasion de me répéter : « On ne veut pas savoir, merci de ne pas nous spoiler !« . Et, tout s’est déroulé à merveille : le personnel médical n’a pas gaffé, nos amies travaillant dans le médical non plus,.

Et puis, deux événements distincts sont arrivés.

D’abord, cette conviction, un peu sourde, sortie d’on ne sait où : j’attendais un garçon.

Et, vers la même période, à 7 mois de grossesse, j’ai commencer à souffrir d’une maladie à la con, d’origine inconnue, un PUPPP (Pruritic urticarial papules and plaques of pregnancy, appelé en français Urticaire de fin de grossesse). Cette maladie est complètement anodine pour le bébé et disparait comme elle est arrivée (on ne sait comment). Mais c’est un véritable calvaire pour la mère : plaques rouges et douloureuses sur le ventre, envie de se gratter jusqu’au sang. J’ai passé des nuits entières à ne pas dormir, en larmes, à ne rien pouvoir faire d’autres qu’à sentir mon ventre en feu, ne plus pouvoir me retenir de gratter et empirer le problème. La seule chose vaguement apaisante était de passer un gant d’eau froide sur mon ventre. Et puis, en me renseignant sur cette maladie (en googlant « how to stop PUPPP » à 3 heures du matin), j’ai découvert que 70% des femmes en souffrant étaient enceinte d’un… garçon. Aaaaargh ! J’ai détesté cette maladie d’exister, et de me spoiler en plus !

(Bon, mais pour si quelqu’un souffrant du PUPP passe par là, le calvaire s’arrête oui ! Par chance le mien est parti avant l’accouchement, quand j’ai arrêté de manger des produits laitiers).

 

 

As-tu un objet ou quelque chose de symbolique faisant référence à tes enfants qui ne te quitte jamais?

Pas encore mais c’est prévu : rien de moins qu’un tatouage ! Le RDV est déjà pris : la veille des deux ans de mon fils, je passerais sous les aiguilles pour la troisième fois, pour me faire tatouer le bras avec un motif évoquant la signification du prénom de mon fils.

 

As-tu déjà vécu une situation où ton instinct de maman a pris le dessus ?

Oui : environ chaque seconde des premiers mois de la vie du Lardon.

Avant d’avoir un enfant, je n’avais aucune idée du genre de mère que je serais. Je n’aurais certainement pas misé sur la maman louve (ou femme lézard comme le dit Amandine Dhée dans son fabuleux livre La femme brouillon) (un des meilleurs essais féministes que j’ai lus sur la maternité !).

Qui aurait envie de dire « J’adorerais que mes tripes se torde à la simple évocation qu’une personne, qui ne soit pas moi, prenne mon fils dans ses bras. » ou encore « J’aimerais vraiment être le genre de mère qui vivra nuit et jour pour son enfant, en acceptant à contre-coeur d’éventuellement le laisser à son père, mais sûrement pas à quelqu’un d’autre. » ? Certainement pas moi ! Et pourtant…

Ses premiers mois de vie, j’étais attentive à toutes les « attaques » desquelles je devais le protéger : changement de routine, bras étrangers voulant le manipuler… J’ai écouté mon instinct, un instinct très sauvage, plutôt que de respecter les règles de politesses. Je sais qu’auprès de mes proches, je suis passée pour (au choix) une rustre ou une maman sur-protectrice étouffant son enfant.

Et, plus les semaines (puis mois) passaient, plus je sentais un écart entre moi et les autres jeunes parents : je semblais incapable d’arriver à prendre de la distance avec mon enfant. Une raison parmi tant d’autres de ne pas quitter mon tout petit, c’était le sommeil : pendant plusieurs mois, moi seule pouvait l’endormir (d’abord en sein, puis en portage). Comment envisager de le laisser à quelqu’un d’autre le temps d’une soirée ou d’une après-midi, en sachant qu’il ne s’endormirait pas sans de longs pleurs inconsolables ?

Je sais que dans mon entourage, mon instinct de protection n’a pas toujours été compris. Pendant ces longs mois où j’étais seule garante de son sommeil, ai-je causé le mal-être de mon fils en ne laissant pas d’autre que moi (voir mon chéri) s’en occuper ? Ou bien étais-je véritablement la seule à pouvoir lui apporter la sécurité et le confort dont il avait besoin à ce moment là ? C’est une question de point de vue, évidemment…

De mon côté, je suis contente de nous avoir laissé le temps d’évoluer et de grandir l’un sans l’autre. Aujourd’hui, difficile de dire combien de temps cette période fusionnelle a duré (6 mois ? 1 an ?) : le changement s’est fait de manière très progressive…  Est-ce lui ou est-ce moi qui a trouvé la réassurance nécessaire pour pouvoir vivre un peu plus séparé ? Probablement un peu des deux…

Une réflexion sur “De choses et d’autres

  1. Claire dit :

    Super tes réponses ! Merci de t’être prêté au jeu 🙂
    Je vais aller faire le test de caractère, mais je pense avoir quelques traits communs avec toi 🙂
    Pour les produits laitiers, c’est dingue les conséquences qu’ils peuvent avoir 😦
    Et pour le sommeil, tu sais ma fille va avoir 3 ans et pour le soir l’endormissement n’est pas toujours simple.
    À un moment, mes parents me tannaient, et j’ai confiance en eux alors on a testé. La première fois impeccable. Les 2 fois suivantes, ils m’ont rappelé pour que je revienne ! Au moins, après ça, je n’ai plus eu de réflexions !

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