Préparer son accouchement physiologique

Quand on commence à dire qu’on veut un accouchement sans péridurale, les réactions ne se font pas attendre. Entre les « Tu sais, un accouchement ne se passe pas toujours comme prévu » et les « Tu verras, au bout de quelques heures, tu auras vite envie de changer d’avis » on ne peut pas dire que les gens soient spécialement encourageants. Alors, ma petite fierté personnelle (j’insiste sur le « personnelle », il ne me viendrait pas à l’idée de juger quiconque sur les décisions prises lors de son accouchement), c’est d’avoir mené mon projet jusqu’au bout : les conditions favorables étaient réunies mais surtout, je m’étais préparée et je me rends compte que ça m’a beaucoup aidé.

Alors, si d’autres personnes passent par ici, avec dans l’idée de vivre un accouchement physiologique, voici un petit résumé des choses qui m’ont été utile, pour dire que oui c’est possible, si on le veut (et surtout, qu’on le peut). Je n’aborderais en revanche pas la question du « pourquoi », car cela reste une démarche très personnelle (cependant, si cela vous intéresse les livres dont je parle plus bas sont une très bonne porte d’entrée pour comprendre ces raisons.)

Reprendre confiance en sa capacité d’accoucher

Si vous avez grandit comme moi dans un pays occidental, votre inconscient est probablement plus riche en récits d’accouchements médicalisés que l’inverse. Que ce soit dans les séries et les films, dans les émissions de télé-réalité comme Babyboom (que je déteste aujourd’hui, pour tous les clichés qu’elle véhicule) ou par les récits de nos proches, le message qui ressort le plus souvent est que l’accouchement est une épreuve douloureuse, même dangereuse et que l’on ne peut rien faire contre ça.

Alors, reconstruire la confiance en soi, en son corps et en la nature est une étape capitale, pour que le jour J, l’esprit puisse être concentré sur le travail en cours. Et pour croire à nouveau en la formidable capacité du corps féminin, rien de tel que de se nourrir de récits positifs. Heureusement, ils ne manquent pas, quand on cherche un peu !

Par exemple, Le guide de la naissance naturelle commence par 150 pages de témoignages et récits d’accouchements, tous vécus différemment mais qui ont un point commun : être physiologiques. Ainsi, avant d’attaquer la lecture du reste du livre, on est déjà plein de forces et de confiance en nos capacités.

Dans J’accouche bientôt : que faire de la douleur ?, au contraire, les témoignages clôturent le livre. Dans la section « Paroles de parents », ces accouchements sont racontés par la mère ou leurs conjoints.

Quand au troisième livre présenté, il ne contient pas de témoignages à proprement parler, mais je l’aime beaucoup aussi ; j’en parle plus bas.

Côté grand écran, les films et reportages sur le sujet ne manquent pas et sont autant de représentations d’une autre manière d’accoucher. Ainsi, dans Entre leurs mains, on suit quatre sages-femmes dans leur pratique d’accouchement à domicile ou en plateau technique. Le Premier Cri propose un tour du monde des différentes pratiques et des cultures en montrant dix accouchements ayant lieu le même jour. Le film Loba fait voyager aussi, mais en prenant le parti pris cette fois de montrer uniquement des accouchements à domicile. Enfin, L’Arbre et le nid qui donne la parole à différents coeurs de métiers tous défenseurs de l’accouchement naturel.

Je n’ai à ce jour vu que Entre leurs mains mais mon congé maternité va me permettre de me rattraper pour les autres (cliquez sur les vignettes pour retrouver les informations sur chacun de ces films) !

Finalement, livre, films… : peu importe le flacon pourvu qu’on aie l’ivresse le média pourvu que le message soit là. Tous ces témoignages visent à rappeler que « Accoucher est un passage, pas un problème », comme le dit si bien Isabelle Brabant dans la mine d’or qu’est Vivre sa grossesse et son accouchement. Et personnellement, cela me fait un bien fou, à mesure que la date de l’accouchement approche, de me rappeler que le corps humain est une belle machine, et qu’à l’échelle de l’humanité un accouchement heureux et physiologique est la norme ; et pas l’inverse.

Donner du sens à la douleur

Pour ma première grossesse, je n’ai pas mis très longtemps à être convaincue de vouloir essayer d’accoucher de manière physiologique, et donc sans péridurale. Mais il m’a fallu un long moment (7 mois de grossesse 😅) pour oser aborder le sujet concrètement. En effet, une amie m’avait pourtant prêté dès le début un livre au titre très intriguant : J’accouche bientôt : que faire de la douleur ? mais je n’ai pas osé le lire tout de suite : le sous-titre « Que faire de la douleur ? » me faisait peur. « Ne peut-on pas simplement la poser par terre en entrant à la maternité ? » préférais-je blaguer ?

Et quand enfin, je me suis sentie prête à savoir « que faire de la douleur », j’ai commencé le livre de Maïtie Trélaün ; et je ne l’ai pas lâché avant de l’avoir fini. Grâce à ce live, j’ai notamment réalisé que douleur et souffrance sont deux choses différentes. La douleur peut avoir du sens, contrairement à la souffrance qui est subie. Je me suis d’ailleurs rendue compte que je le savais déjà : à mon adolescence, j’ai commencé à me croire très douillette après avoir testé épilation à la cire ou électrique et décrété que « non plus jamais ». Et c’est seulement dix ans plus tard, lors de mon premier tatouage, que j’ai compris que la douleur n’était pas un problème en soi. En fait, je refuse simplement de souffrir pour une cause à laquelle je ne crois pas. Ainsi donc, souffrir pour plaire à une société patriarcale me paraît insurmontable. Par contre, quand je fais des choix conscients et éclairés (dessiner à l’encre sur ma peau ou accoucher sans anesthésiant), et bien… « oui ça fait mal, mais comme je sais pourquoi je le fais, ça passe ».

J’ai aussi réalisé que les mots choisis jouent aussi beaucoup dans la manière dont on vit et ressent les choses. Par exemple, pendant mes cours de préparations à l’accouchement, mes sages-femmes m’ont souvent parlé de vague. C’est en lisant Ina May Gaskin que j’ai compris pourquoi. Dans son livre, elle raconte : « Au début de ma carrière de sage-femme, j’ai pris la liberté de changer le langage qui entoure la naissance pour aider les femmes à mieux supporter les douleurs de leur travail. J’ai une maîtrise d’anglais et j’avais conscience de la force avec laquelle le langage peut conditionner notre réponse à un processus physiologique, émotionnel et spirituel comme le travail de la naissance. J’ai pris l’habitude d’employer le mot “ vague ” plutôt que contraction. Pourquoi, me disais-je, utiliser un mot qui suggère une sensation de crispation et de contracture musculaire alors qu’un travail efficace exige la dilatation du col. »

Se construire une base d’outils

Finalement, ce n’est qu’après avoir vécu mon premier accouchement que je me suis rendue compte à quel point les conseils de mes deux sages-femmes de l’époque (une pour le suivi médical, l’autre pour les cours de préparation) m’avaient été précieux. Toutes les deux m’avaient proposé des outils qui m’ont accompagné pendant mon travail et m’ont été très utile pour vivre ce moment, pourtant intense, sereinement.

Ainsi, l’un de ces conseils était d’aller à la maternité « le plus tard possible ». L’idée n’était évidemment pas de me faire accoucher dans la voiture, mais plutôt de me donner des chances de gérer le début du travail en toute liberté. Et effectivement, j’ai laissé passer une douzaine d’heures entre le moment où mes contractions ont commencé à être très régulières et le moment où je suis partie pour la maternité. Rester chez moi pour ces premières heures de travail m’a permis de commencer à me mettre dans ma bulle, d’être libre de mes mouvements et de « tester » ce qui me convenait ou pas pour accompagner la douleur.

Pendant les cours de préparation, elles m’ont aussi parlé d’accompagnement de la douleur, par la respiration mais aussi par la posture. Ainsi, pendant une séance avec mon amoureux, la sage-femme nous a montré de nombreuses positions, à faire seule ou en couple, permettant de faire avancer le travail (en jouant sur la gravité et en mettant le corps en mouvement par exemple) ou d’apaiser la douleur. D’avoir « pratiqué » à l’avance ces positions m’a été très utile pour les avoir déjà « dans le corps ».

preparation-accouchement

Prix décerné à la séance photo la plus moche mais la plus utile de ma vie

Le jour du travail, j’ai d’ailleurs reproduit instinctivement deux de ces positions en boucle pendant plusieurs heures : une entre les contractions (assise sur la balle, à faire des petits ronds) et l’autre pendant les contractions (dos rond, penchée en avant). Pendant ce moment (complètement hors du temps), j’étais concentrée sur mon rythme, sur les vagues et sur mes sensations.

Enfin, le dernier conseil qui m’avait été utile fut cette phrase : « À partir de 7 [NDLA : cm d’ouverture du col], la péridurale ne sert plus à rien, le temps que ça fasse effet, ton col sera probablement complètement ouvert et tu seras en train d’accoucher. » qui m’est revenu en tête alors que j’avais envie de mourir et que j’étais prête à tout pour cette foutue péridurale. Mais, on venait de m’annoncer que j’en étais à 9cm, et que je pouvais accoucher ici-même ou aller en salle de naissance si j’avais la force de me déplacer. Je souffrais toujours le martyre mais cette bonne nouvelle (« Le calvaire est bientôt fini !! ») m’a redonné des forces et m’a aidé à répondre « Non merci, ça ira, pas besoin je suis une warrior, BRINT IT ON » à la proposition de péridurale. Ah non, excusez moi : la vérité est beaucoup moins brave, j’ai pensé : « Un peu que je la veux cette péri, mais pour l’avoir, il faudrait faire sortir mon amoureux, hors il n’en est pas question, j’ai besoin de sa main sur la mienne EN CHAQUE INSTANT, je n’arriverais jamais à survivre seule. En plus on est supposé ne pas bouger pendant qu’ils piquent et je ne vois pas comment ça serait possible avec des contractions QUI S’ENCHAÎNENT SANS AUCUN RÉPIT AU SECOURS JE VAIS MOURIR »). Bref, tout ça pour dire, savoir que la fameuse péridurale ne me serait probablement plus d’aucun réconfort à ce stade m’a aidé à rassembler les dernières forces pour finir sans.

Pour cette deuxième grossesse, je n’ai pas encore commencé les cours de préparations mais ma sage-femme m’a déjà fourni cet très très chouette Aide Mémoire de l’accouchement physiologique, un outil imaginé par Orbie. Cette illustratrice est passionnée par le maternage, elle a conçu cet aide-mémoire pendant son congé maternité justement, à partir de ses lectures.

Moi qui aime le travail de synthèse, je suis épatée par son travail ! Ce document vient parfaitement en écho avec mes lectures et est un parfait condensé d’outils pratiques et de motivation ! J’ai hâte de colorier ma version pour me l’approprier, et le glisser dans ma valise de maternité ! S’il vous intéresse aussi, une version au téléchargement est aussi disponible sur Etsy.

aide-memoire-accouchement-naturel.jpg

Préparer et choisir son entourage

Enfin, un autre facteur clé (et pas des moindres !) pour mon premier accouchement sans péridurale a été mon entourage ; et plus exactement : mon amoureux. En effet, nous avons été seuls tout le temps du pré-travail. C’est l’avantage de choisir un « hôpital de niveau 3 surbooké » : entre le moment où on nous a installé dans une salle, et le moment où mon col était complètement effacé et le bébé prêt à sortir, on ne nous a pas dérangés. Nous étions seuls : moi, ma douleur (elle n’était donc pas restée sur le pas de la porte !) et lui.

Pendant ces longues heures où j’étais complètement dans ma bulle et déconnectée de la réalité, lui, patiemment et sans relâche, m’a soutenu dans ma routine : m’installer sur le ballon ; me masser ; m’aider à me pencher en avant pendant la contraction ; me remettre sur le ballon ; me masser ; m’aider à me pencher en avant pendant la contraction ; me remettre sur le ballon ; me masser…. Et recommencer, toutes les 5 minutes. Toutes les 3 minutes. Toutes les deux minutes… Pendant trois heures.

Clairement, sa présence active a été un élément clé pour me permettre de tenir ; puis à dire non à la proposition de péridurale : le fait qu’il me soutienne a eu bien plus d’effet sur moi que l’idée d’une piqure faisant effet 20 minutes plus tard.

 

En conclusion, je suis bien consciente que rien ne garanti que mon deuxième accouchement se passera de manière similaire au premier ; mais dans tout les cas, une bonne dose de préparation, de motivation et d’empouvoirement ne peut pas nuire, n’est-ce pas ?

Et vous, comment vous êtes-vous préparé à l’accouchement ? Qu’est-ce qui vous a particulièrement aidé ?

19 réflexions sur “Préparer son accouchement physiologique

  1. deuxsaisonsparan dit :

    J’avais lu le Que faire de la douleur pour mon 2e, mais rien pour mon 1er. J’y suis allée confiante/inconsciente des difficultés, et ça a été ! Ah oui, aller à la mater le plus tard possible, je pense que c’est mieux pour être plus tranquille pour gérer la douleur. Mais pour mon premier en fait je voulais être entourée, alors j’y suis allée et le travail a duré encore 8h avant que j’accouche (j’avais déjà eu 20h de travail à la maison 😮). Pour ma 2e ça a été hyper rapide et je maîtrisais mieux la douleur. Et j’ai de la chance, personne ne m’a jamais dit que j’étais folle de ne pas vouloir de péri…

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  2. Hirondelle dit :

    Je suis encore loin d’être concernée n’étant pas enceinte, mais j’aimerais beaucoup accoucher sans péridurale et si possible à domicile.

    Là où je vis c’est impossible, donc il faudra déjà que je trouve un hôpital qui accepte au moins l’absence de péridurale.

    Je verrai quand je serai enceinte (bientôt j’espère !), mais j’ai commencé à m’intéresser au sujet et je trouve que c’est vraiment rassurant et motivant de voir qu’on est tout à fait capable de mettre au monde un enfant sans aide quelconque.

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  3. Ambre dit :

    Pour mon premier je m’étais dit « on verra sur place »… je suis arrivée a la mater dilatée a 10 (on m’a dit que j’etais folle, mais moi on ne m’avait pas dit que les contractions ca pouvait etre dans le dos et pas dans le ventre!). J’ai craqué pour la peri et je le regrette amerement car ca a enormément ralenti le travail… J’i trouvé tout tres artificiel, on m’a demandé de pousser alors que je n’en sentais pas le besoin… et finalement quand ca a été le moment la péri n’a plus fonctionné et le temps que l’anesthesiste courre ala rescousse mon aticot était né (avec spatules car pas dans le bon sens).
    La je commence une deuxieme grossesse avec des idées différentes. Je voudrais faire une préparation a l’accouchement vraiment basée sur le « sans peri ». Notre maternité a une salle physio avec personnel formé,j ‘ai plusieurs amie/relations qui y ont accouché sans perii et je sais que ce n’est pas juste un argument marketing mais bien une réalité.
    J’ai vécu en Angleterre assez longtemps et ici la péri est loin d’etre la norme (de plus on encourage les femmes a manger et bire pendant le travail contrairement a notre beau pays d’arriérés) et ca m’aide de savoir que dans un pays tout ce qu’il y a de développé et de civilisé (bon ils ont Borris Johnson, la jelly, la marmite et plein de trucs bizarres mais quand meme) ce que nous on se plait a appeler « physiologique » est juste normal.

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    • chutmamanlit dit :

      Toi tu ne rigoles avec le conseil « arriver à la mat le plus tard possible » 😆 Quel dommage que la suite n’ai pas été aussi rapide qu’on aie pu s’y attendre !

      L’Angleterre a l’air de gérer vraiment différemment l’enfantement, de ce que j’ai cru comprendre des quelques blogs de mamans vivant là bas que je suis, dommage qu’on aie pas le meilleur des deux mondes (un pays sans trop de Jelly mais avec plus d’accompagnement à domicile par exemple 😇)

      Bonne chance pour ta deuxième grossesse 🙂

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  4. ColombesMum dit :

    Superbe article recap ! Bravo! Et aussi il faut absolument que je te parle de la méthode Bonapace!! Elle s’effectue grâce à des massages et pressions douloureuses du conjoint. Une superbe méthode pour faire diversion et pour gérer la douleur! Dommage j’ai vendu le livre 😦 — il s’agit d’accoucher sans stress de Julie Bonapace. Ça te conviendrait tout à fait!

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    • chutmamanlit dit :

      Merci du nom, j’avais vaguement entendu parler de ce nom il y a 3 ans mais je l’avais complètement oublié. Je vais donc essayer de me renseigner maintenant que je vais avoir un peu de temps devant moi ! Par contre, je t’avoue que le terme « méthode » me paraît quelque peu étrange, comme s’il n’y avait qu’une manière d’accoucher ? Enfin, il faut que je lise ce qu’il en est avant de critiquer !

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  5. Claire dit :

    Oh, mais il est génial ton article. C’est grâce au livre la naissance naturelle d’Ina May Gaskin que j’ai accouché par voie basse alors que ma fille était en siège. J’ai aussi retenu comme toi les vagues qui m’ont beaucoup aidé pour mon fils. Et comme toi, j’ai bien fait la différence entre douleur et souffrance et pour moi, c’est aussi ce qui fait toute la différence quand on choisi d’accoucher sans péri. Après, pour mon fils, ma position favorite était le 4 pattes et elle est venu instinctivement. Se faire confiance, notre corps sait, c’est ça la clé. Débrancher le cerveau 🙂

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    • chutmamanlit dit :

      Merci ☺️ Et chapeau pour ton accouchement par voie basse avec un bébé en siège, j’avoue que je suis contente que ça ne soit pas le cas pour moi, ça m’évite tellement de questions supplémentaires (faut-il tenter une version ? La maternité me laisserait-elle tenter par voie basse ? Ai-je assez confiance en moi pour ce faire d’ailleurs ?)

      Débrancher le cerveau ça n’est pas ma spécialité mais l’accouchement doit être un des rares moments de ma vie où j’y arrive plus ou moins !

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      • Claire dit :

        Étonnamment, je ne me suis pas posé tant de question que ça. On ne m’a pas proposer la version. Seulement l’acuponcture qui l’a bien fait bougé mais faut croire qu’elle avait pas envie de bouger 😅
        Après je ne suis pas d’un naturel inquiet. Je me suis dit que s’il devait y avoir une raison et de laisser faire la nature. Mais je n’étais pas bien préparer pour gérer les contractions alors J’ai vite demandé la peri. J’ai commencé par perdre les eaux et je crois que ça m’a un peu déstabilisé car je ne m’ attendais pas à cet ordre 😊

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  6. Mam'Weena dit :

    Pour mon premier accouchement, j’y suis allée la fleur au fusil et j’ai craqué pour la péridurale, plus par peur de la fatigue que de la douleur, je suis arrivé à la maternité tôt pour une rupture de la poche des eaux. 😥
    Donc, pour mon deuxième accouchement (toujours sur une rupture de la poche des eaux), forte de cette première expérience, je me suis préparer pour essayer de faire sans, mais je suis tombée sur un os : la vieille sage-femme acariâtre 😣. Et à cause d’elle, j’ai craqué sur la fin alors que c’était déjà inutile et que j’ai donc accouché avant qu’elle fasse effet 😔
    Cette fois-ci, j’ai encore plus d’expérience donc j’espère bien « réussir », je sais que mon corps peut le faire, j’espère juste avoir plus de chance sur l’équipe présente …

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  7. Aude dit :

    Bonjour,
    J’ai dévoré ton article. Avec le recul, j’aurais aimé pouvoir accoucher sans péridurale. En cours de préparation à l’accouchement, la sage-femme nous avait bien parlé de l’accouchement naturel pendant toute une séance mais j’étais déjà complètement flippée et avait fait mon choix : la péridurale. Je n’étais pas prête à supporter cette douleur. Si je devais être enceinte à nouveau, je pense que je ferais ma préparation à l’accouchement en l’orientant vers l’accouchement naturel, en apprenant davantage de techniques comme le montrent tes photos.
    Le fait d’arriver à l’hôpital le plus tard possible pour gérer le pré-travail est un excellent conseil. Dans mon cas, je n’ai pas pu l’appliquer puisque j’ai perdu les eaux sans avoir de contractions (en réalité, la poche n’était pas complètement perforée mais ça, c’est la sage-femme qui nous l’a dit). Quand les contractions sont arrivées, le seul endroit où je me sentais bien était sous la douche de l’hôpital. Mais je n’ai pas pu y rester longtemps puisque « si vous voulez la péridurale, c’est maintenant ».
    Au final, j’ai accouché d’un bébé de 56 cm et 4,450 kg (je fais moi-même 1,57 m) avec forceps. Les mots qui me sont venus pendant « l’expulsion » ont été « cauchemar » et « violent ». En ce qui me concerne, j’ai mis des mois à me remettre de cet accouchement tant physiquement que psychologiquement.

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    • chutmamanlit dit :

      Merci pour ton commentaire 🙂 Je comprends totalement ton appréhension d’accoucher du premier sans péridurale, je crois que si on ne m’avait pas prêté le livre dont je parle dans l’article, ça ne me serait probablement jamais venu à l’esprit !

      Quand à perdre la poche des eaux avant les contractions, pour cet accouchement c’est ma hantise car je sais que ça ne facilite vraiment pas le projet d’accouchement naturel ! (mais si ça s’avère être le cas, et bien, advienne que pourra : soyons réaliste, c’est loin d’être la pire surprise qu’il pourrait arriver…).

      En tout cas, ça me fait mal au coeur de lire la manière dont tu as vécu ton accouchement 😦 J’espère que maintenant tout va bien pour vous mais je compatis pour ce moment qui a du être bien difficile.

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