Des livres pour préparer à l’école maternelle

La première rentrée se précise par ici ! Comme pour chaque gros changement dans la vie du Lardon, j’aime bien introduire des livres sur le sujet pour lui expliquer doucement comment ça se passer, et lancer des conversations si nécessaire.

Une fois n’est pas coutume, j’ai cette fois-ci décider de consommer raisonnablement : pas d’achats neufs mais plutôt des prêts (via des amis ou en bibliothèque) ou achats d’occasion (le Lardon n’est pas le premier, ni le dernier, a entrer à l’école : pléthore de livres sur le sujet ont déjà été vendus). Cette sélection de livres ne contient donc pas beaucoup de nouveautés mais c’est ça que je trouvais intéressant !

L’école de Léon

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👉 L’école de Léon, de Serge Bloch

Trouvé à la bibliothèque, ce livre déjà bientôt 20 ans (ce qui explique sûrement les défauts que je lui trouve) ! Il est écrit et illustré par Serge Bloch, que vous connaissez surement comme moi comme l’illustrateur des Max et Lili de ma jeunesse.

Dans L’école de Léon, c’est Léon (tiens, quel prénom sacrément actuel pour un livre publié en 2002 !) qui nous raconte. Ça commence évidemment par la rentrée « à l’école MA-TER-NELLE » : la rentrée, voyez-vous, « C’est le premier jour où on va à l’école. C’est-à-dire que le matin, il faut se lever. » raconte Léon. Après avoir raconté une journée type, Léon continue « Maman, tu vois c’est fini l’école. Je n’ai plus besoin d’y retourner. » Avant de découvrir, aïe aïe aïe, que « l’école, c’est tous les matins ! »

Petit frère spirituel du Petit Nicolas, Léon raconte ainsi ses copains et ses copines, les adultes qui l’entourent, ce qu’il a le droit (ou ne pas le droit) de faire à l’école, toujours avec ce ton espiègle, magnifiquement accompagnés des dessins pleins de tendresse de Bloch. J’aime particulièrement la conclusion qui ne se limite pas à voir l’école comme un lieu pour apprendre (on apprend partout, et tout le temps), mais comme un lieu pour jouer et grandir.

Bref, L’école de Léon est un livre que j’aimerais conseiller les yeux fermés, mais il a un fort vilain défaut : il est bourré de stéréotypes genrés et racistes. Des deux parents, c’est la maman qui pleure le jour de la rentrée ; la seule personne racisé de l’histoire est Rachida, la dame de la cantine ; ceux qui se bagarrent sont les garçons ; celles qui sont amoureuses sont les filles, etc.

Mais allez, sur le principe de « faute avouée, faute à moitié pardonné », je vais excuser L’école de Léon qui mentionne à la fin que « c’est l’heure des mamans mais pas que, parfois les papas aussi » et qui, après tout, a été publié en 2002, à une époque où les maisons d’éditions étaient peut-être moins attentives aux clichés qu’elles véhiculaient.

👉 L’école de Léon, de Serge Bloch

Maman a l’école

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👉 Maman à l’école, d’Éric Veillé et Pauline Martin

Dans Maman à l’école, une petite fille réussi à convaincre sa maman de rester avec elle à l’école (grâce à la « technique de la moule », bien connue du Lardon, qui consiste à se gluer à la jambe du parent). Voilà qui mène à des situations bien cocasses : la maman se retrouve coincée dans le tunnel du parcours de motricité, dépasse de tous ses membres quand elle tente de s’assoir à la table de la cantine…

Finalement, elle devient bien embarrassante cette maman ! Après mûre réflexion, sa petite fille lui demande de partir. « Ouf, on s’amuse bien mieux sans les parents ! »

J’ai beaucoup aimé Maman à l’école car j’y reconnais bien mon Lardon qui voudrait que je l’accompagne partout, tout le temps. Le scénario est une belle manière de dédramatiser la séparation avec humour.

Et puis, pour une fois, le personnage principal de ce livre est une petite fille ! C’est tellement rare dans la littérature jeunesse, où une grande majorité des livres mets en scène des garçons (ou des animaux)… Mais, côté stéréotypes, hélas, c’est comme d’habitude :

  • Les femmes sont sur-représentées : enseignants, astem, personnel de la cantine sont toutes des femmes.
  • La héroïne est une fille, on parle uniquement de ses copines 😑 : petits garçons et petites filles ne peuvent-ils pas jouer ensemble ?

Mais si comme moi, vous avez peur que la séparation soit compliqué, il devrait tout de même vous plaire !

👉 Maman à l’école, d’Éric Veillé et Pauline Martin

Écoles du monde

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👉 Écoles du monde, d’Estelle Vidard et Mayalen Goust

Autant le dire de suite, Écoles du monde n’est absolument pas conçu pour des enfants de maternelle (il est plutôt rangé chez les 6-10 ans en bibliothèque). S’il m’a autant plu, c’est parce que j’aurais adoré le lire enfant, passionnée du monde et de l’école que j’ai toujours été ! Mais mon enthousiasme a du être communicatif car le Lardon a apprécié la lecture (d’extraits : il est dense pour un enfant de 3 ans) 🤗.

Sur chaque double page, on suit un enfant d’un pays différent dans sa journée. En Angleterre, Jodie prend le bus scolaire ; Kimaati, le petit Kenyan, parcourt chaque jour à pied huit kilomètres pour rejoindre une classe… Ce livre présente plus d’une cinquantaine des pays, de chaque continent. C’est ainsi un excellent support pour expliquer au Lardon qu’il n’y a pas une école mais DES écoles. En Finlande on porte des chaussons, aux États-Unis on travaille beaucoup sur l’expression orale. Dans certains pays garçons et filles sont séparés ; l’école peut être une tente ou en plein coeur de la forêt…

Écoles du monde est donc un livre que je réemprunterais à la bibliothèque (pas le choix, il ne semble plus édité 😭) avec plaisir quand le Lardon grandira, en les accompagnant de quelques épisodes de Sur le chemin de l’école !

 

Et chez vous, comment avez-vous préparé la première rentrée de vos enfants scolarisés ?

 

 

5 réflexions sur “Des livres pour préparer à l’école maternelle

  1. Elisabeth BANAG MOUTLEN dit :

    Bonjour.
    Merci pour cette sélection.
    Quand vs dîtes que les femmes y sont sur représentées au niveau du personnel….c’est une vérité, pas un stéréotype. Dans toute ma scolarité maternelle et primaire je n’ai croisé que 2 hommes.

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    • chutmamanlit dit :

      Très bonne réflexion ! En fait, c’est le propre d’un stéréotype : se basser d’un fait réel (la grande majorité des métiers autour des enfants est occupé par des femmes), qui n’a pourtant aucune légitimité d’être (pourtant les femmes ne sont pas nécessairement meilleures que les hommes pour s’occuper des enfants). Une des manières de s’affranchir de ces inégalités est justement de travailler sur les représentations mais il est vrai que ça doit être fait avec modération, au risque de perdre en réalisme sinon. Cet article est très intéressant sur le sujet : https://www.inegalites.fr/Stereotypes-la-face-invisible-des-inegalites?id_theme=21

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    • chutmamanlit dit :

      Ça me paraît surhumain comme attitude 😅 (même si en vrai, quand on commence à pouvoir lire des albums, il y a beaucoup de livres qui ne parlent pas uniquement d’école, mais qui se passent à l’école donc c’est aussi une belle manière d’introduire ça)

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