Allaitement et reprise du travail

Comme promis dans mon article précédent, après avoir raconté l’adaptation du Bourgeon, voici mon expérience d’allaitement et reprise du travail. J’ai beaucoup tâtonné pour trouver le bon rythme, alors autant partager cette expérience !

Après six mois dans ma bulle avec le Bourgeon, tout se passait si bien au niveau de l’allaitement que je n’avais aucune envie d’arrêter de le nourrir au sein. C’est pratique, économique (sauf pour mes deux ou trois collations journalières supplémentaires 😆), écologique et surtout, tout doux ❤️.

Mais mon expérience (ratée) d’allaitement et de reprise du travail pour le Lardon m’a appris une chose : pour que ça marche il faut entretenir sa lactation et donc, de fait, tirer son lait sur son lieu de travail. Une décision qui a été facile à prendre dans la théorie pour le Bourgeon mais qui m’a au départ parue épuisante et fastidieuse dans la pratique ! Alors pour me donner du courage, j’ai pensé à mes amies et/ou collègues qui l’ont fait elles aussi : Caroline, Émilie, Marine, Agnès, Marie… Et si moi aussi, j’y arrivais ? 💪

Mon plan de base était assez simple : tirer mon lait en journée pour le donner à boire au Bourgeon le lendemain ; et continuer de l’allaiter au sein soir et week-end. C’est seulement un mois avant ma reprise que j’ai commencé à me poser de questions plus spécifiques : avec quoi je tire mon lait ? Combien de fois par jour, quand et où ? Combien de lait me faut-il ? Comment le Bourgeon le boira-t-il ?

Côté boulot

Avec quoi tirer son lait ?

J’avais à la maison un tire-lait loué à la sortie de la maternité (pour résoudre des problèmes d’engorgement suite à ma montée de lait) dont l’efficacité laissait vraiment à désirer pour tirer efficacement. J’ai alors demandé conseil à une collègue calée sur la question d’allaitement et j’ai décidé de faire… tout comme elle :

  • Louer un tire-lait plus efficace : par exemple, le Sensitive Mamivac ;
  • Investir en plus dans un petit tire-lait portable : le Meleda Swing (non disponible à la location car pas stérélisable ; mais trouvable facilement d’occasion).

Après trois mois d’utilisation, je confirme que c’est une configuration qui me plaît : avoir un tire lait à la maison et un autre au travail me permet d’avoir moins de choses à transporter et donc de réduire (un peu) la charge mentale :

  • au travail, j’utilise le petit Meleda qui fonctionne sur piles et sur secteur. Ça me permet de tirer n’importe où, que j’ai accès à une prise ou pas (on y reviendra) ;
  • à la maison, j’utilise occasionnellement le Mamivac en rentrant du travail si j’ai les seins gonflés ou besoin de stock.
    Ma collègue, elle, tirait avec chaque matin mais personnellement je n’ai ni le lait (trop de tétées nocturnes), ni temps (trop à la bourre 😅).

Combien de tirage par jour ?

Le nombre de tirages nécessaires pendant la journée de travail dépend de nombreux critères : combien l’enfant a-t-il besoin de lait ? à quel point faut-il entretenir la lactation ? combien de temps peut-on rester confortable sans tirer ?

Pour un bébé de six mois, ma collègue m’avait conseillé au moins 6 tétées/tirages par 24 heures. Ainsi, théoriquement, je pourrais me contenter de tirer une seule fois sur ma journée de travail (les tétées des soir, matin et nuit arrivant largement aux 5 autres) mais mes seins ne sont pas d’accord avec ça. Pour le moment, je tire donc deux fois au travail : dans la matinée et dans l’après-midi.

Je n’ai pas d’horaires de tirage fixe : je fais en fonction de mes réunions et de ma charge de travail. Il m’arrive aussi d’avoir des journées très chargées et donc de louper un tirage. Je me rattrape alors sur ma pause midi ou en rentrant à la maison.

Où tirer son lait ?

Comme je travaille dans une entreprise de moins de 50 employés, il n’y a aucune obligation juridique de me proposer local. Je compose donc avec ce qui est possible…

J’alterne en général entre deux espaces :

  • Le bureau « petit comme un placard mais avec une baie vitrée quand même » : il est muni d’une prise électrique et c’est la pièce fermée avec le moins de vis à vis que nos locaux possèdent (si je tourne le dos à la vitre, le directeur financier et les gens de l’open space ne voient pas mes seins 💪). C’est finalement ma meilleure option…
  • Les toilettes : sans prise électrique, avec un minuteur réglé sur trente secondes 🤔. Et en plus on capte pas internet. Pourtant, je choisi parfois de m’installer là bas, notamment quand nous avons de la visite de clients et que le vis-à-vis avec l’open space me gêne.

Au début, quand je m’installais dans la pièce, je collais un post it « Ne pas déranger » sur la porte mais finalement, je ne prends même plus la peine 😅 : la baie vitrée de la pièce permet aux gens de savoir si le bureau est libre ou pas…

Une fois mon lait tiré, je vais le déposer dans notre frigo partagé, dans ma petite glacière.

Quelle tenue ?

Moi qui comptais retrouver mes habits « normaux » avec la reprise du travail, c’est loupé… Tirer son lait, en double pompage, ça nécessite d’avoir les seins à peu prêt sortable facilement.

Alors pour éviter de me retrouver trop les seins ou le ventre à l’air quand je tire, je garde des habits avec « seins facile d’accès » (globalement ma garde robe normale convient en fait, mais je privilégie les gilets et chemises ouvertes aux pulls et hauts très couvrants). Et finalement, ma tenue la plus pratique est mon haut Tajine Banane, spécial allaitement discret, offert d’ailleurs par mes collègues pour ma reprise ❤ !

Côte accessoires, j’ai aussi adopté les petits coussins en silicone de Lilypadz. Je les adore car :

  • Ils empêchent les fuites de lait intempestives (pendant une réunion qui s’éternise, ou même quand je pense un peu trop à mon fils !) et ça évite l’effet tee-shirt mouillé qui est vraiment gênant sur le lieu de travail.
  • Pour les nettoyer, il suffit de les rincer à l’eau savonneuse. Simplissime ! Du coup, une seule paire suffit (contrairement aux coussinets lavables, qu’il faut… laver en machine, et donc avoir en plusieurs exemplaires).
  • Ils sont invisible sous les vêtements ; et même, cachent mes tétons, idéal pour moi qui porte des brassières en coton tout fin.

Par contre, pour les avoir testé au tout début, ces compresses sont peu adaptées à un allaitement qui se met en place : ils ne permettent pas de recueillir beaucoup de lait (quand bébé tête sur un sein, ça coule dans l’autre et quand j’enlève la compresse, ça dégouline un peu).

Comment mes collègues vont le prendre ?

Je suis assez privilégiée : comme mentionné plus haut, une de mes collègues est calée sur le sujet et a déjà sensibilisé mes collègues à l’allaitement au travail il y a quelques années, quand elle était directement concernée. Ainsi, nombreux de mes collègues sont familiarisés avec La mafia lactée au travail, dont je vous parlais dans l’article Allaitement et travail.

De mon côté, je suis plutôt timide : je n’ai prévenu que mon chef direct le jour de ma reprise ; même si j’en ai parlé à quelques autres collègues.

Finalement, les gens ne remarquent pas ou peu que je m’isole deux fois 15 minutes par jour. Contrairement à une amie, je n’ai eu aucune remarques malaisantes ! (Mais je retiens sa réplique, en cas de besoin « Oui, je vais tirer mon lait, pourquoi, tu veux goûter ? »)

Côté bébé

Combien de lait faut-il ?

Puisque j’avais toujours nourri mon bébé au sein, avant ma reprise, je n’avais aucune idée de la quantité qu’il lui fallait. Après recherche, j’ai lu qu’on pouvait compter en moyenne 30 ml par heure de garde. Ça tombe bien, ça correspond à la quantité que j’obtiens après mes deux tirages : environ 250 ml pour 9 heures de garde.

La nounou du Bourgeon a ensuite tâtonné pour trouver le bon rythme. En ce moment, il boit deux fois par jour : 30-60 ml le matin et 120-150 ml dans l’après-midi.

Ainsi, au final, il boit moins que ce que je produis (ouf, c’est mieux dans ce sens là !). En fin de semaine, j’ai donc un petit peu de stock, que je congèle en prévision de mes sorties.

Comment le Bourgeon se nourrit-il ?

Pour éviter les risques de confusion sein-tétine (qui peut perturber le bébé au point de mener à la fin de l’allaitement), il est souvent conseillé d’éviter le biberon et d’utiliser un autre type de contentant : par exemple un biberon cuillère, une tasse ou une cup. Alors, pleine de bonne volonté, j’ai choisi une tasse 360° comme contenant pour le Bourgeon.

Et puis, il n’y buvait pas franchement et comme, à ce moment là l’adaptation était compliquée chez la nounou, à sa demande, j’ai finalement acheté un biberon pour lui faciliter la vie. Tout le monde a été grandement rassuré puisque, par chance, le Bourgeon n’a eu aucune difficulté a accepter ce contenant. (Et pour le moment, pas de signe de confusion à l’horizon ; si ça arrive, nous retenterons la tasse).

Le biberon n’est d’ailleurs pas le seul compromis que j’ai fait à mes idées bien précises ! Dans la série « parentalité et respect du rythme de l’enfant », j’adore l’idée de la DME (diversification menée par l’enfant) mais j’ai mis ça de côté :

  • à la maison, la vigilance que la DME implique, alors même que j’ai un grand Lardon qui demande beaucoup d’attention, a eu raison de ma motivation.
  • et surtout, en DME, le Bourgeon mange moins qu’en purée mixée, et boit donc plus de lait ; ce qui est un problème puisque le lait que je fournis est en stock limité et que je n’arrivais pas à suivre en quantité.

Ainsi, le Bourgeon est nourri à la purée mixée et la compote, et ma foi, il semble apprécier franchement !

Et pour finir, puisqu’on est pas à un compromis prêt, je peux tout vous avouer : j’ai même donné une boîte de lait artificiel à la nounou 😱 ! Elle n’a jamais servi (et elle ne servira probablement jamais) mais elle a permis de me rassurer pour une peur un peu irrationnelle : « Et si un jour, tout le lait du Bourgeon était renversé sans faire exprès ?? ». En vérité, maintenant que le Bourgeon mange bien ses purées/compotes/boudoirs, ce lait artificiel est vraiment inutile car il pourrait tenir un bout de journée sans lait, mais ON NE SAIT JAMAIS.

Au final

Voilà, on arrive (enfin) au bout de cet article, et je crois que j’ai fait le tour de la question de ma routine d’allaitement au travail.

Alors, on ne va pas se mentir, tout cette logistique est un peu fastidieuse et vient avec de la charge mentale supplémentaire (bien penser aux pains de glace le matin, ne pas oublier le lait dans le frigo du boulot le soir…) (ce qui n’est pas anodin pour une tête en l’air comme moi). Et puis, ça enlève un peu de spontanéité (après l’école, le Lardon aimerait parfois bien se promener, mais je dois mettre mon stock au frigo et parfois tirer…).

Mais bon, quand on est dans le rythme, ça se fait bien, et la petite main du Bourgeon qui me caresse quand je donne le sein vaut bien cet effort <3. Et on verra bien jusqu’où cette aventure nous mène !

Et chez vous, comment s’est passé la reprise ? Si vous avez été dans une situation de tire-allaitement, avez-vous trouvé ça fastidieux à mettre en place ? Avez-vous tenu sur le long terme ?

Sortir doucement de sa bulle

Je n’ai pas beaucoup écrit sur le Bourgeon (ni écrit tout court…) dans ses 6 premiers mois de vie, alors laissez moi vous faire un petit résumé. Après notre premier mois hors du temps, nous avons eu :

  • le deuxième mois, celui des miracles : nous avons découvert qu’un bébé sans RGO peut être joyeux, fun et facile à vivre ! On peut le poser au sol 🎉 ! Il peut s’endormir seul 🎉🎉🎉 ! Il peut enchaîner plusieurs cycles de sommeil 🎉🎉🎉🎉 !
  • le troisième mois, celui des sourires : corollaire des mois précédents, un bébé qui ne souffre pas a beaucoup plus de temps pour sourire ! Partout, tout le temps. Et pour un coeur de parent, c’est la plus belle chose qui soit ❤
  • le quatrième mois, celui de la motricité : se retourner, ramper, se mettre à quatre pattes… Le Bourgeon carbure et crapahute à une vitesse impressionnante 🧗‍♀️ !
  • le cinquième mois, celui des dents : d’abord les deux du bas, et puis juste avant ses 6 mois, les deux du haut… Un mois un peu plus compliqué, qui a à peine entaché  la bonne humeur du Bourgeon 💪.

Bref, pendant cinq mois, le Bourgeon a bourgeonné, avec une facilité et une bonne humeur déconcertante.

Et puis il y a eu le sixième mois. Celui de ma reprise du travail, celui de son adaptation : celui là a été moins doux.

Où l’on croit que tout va bien se passer

Depuis sa naissance (et même avant ?) la future nounou du Bourgeon était toute choisie : Super Nounou, qui s’est occupé du Lardon l’année passée, que nous connaissons bien et adorons.

Avec elle, on avait prévu un petit plan tout en douceur pour que ça passe comme sur des roulettes :

  • Jour 1 : une heure chez SuperNounou, en ma compagnie.
  • Jour 2 : une heure chez SuperNounou, sans moi.
  • Jour 3 : un bout de matinée avec SuperNounou, avec un repas.
  • Jour 4 : un bout de matinée avec SuperNounou, avec une sieste.

Un beau programme échelonné, surtout par rapport à l’adaptation du Lardon il y a 3 ans (pour lui, le premier jour, sa nounou de l’époque me l’avait pris des bras, avait dit « Au revoir maman » et m’avait foutu dehors. Comme ça 😨😱.)

Le jour 1 est bien tôt arrivé, et tout s’est passé impeccablement. On s’est dit à demain.

Le jour 2, le coeur toujours léger, j’ai déposé le Bourgeon. Je lui ai fait un gros bisou, lui ai dit à bientôt, et je suis partie. Evidemment, j’ai checké mon téléphone toutes les 30 secondes pendant les 10 premières minutes. Et puis je me suis dit qu’il fallait lui faire confiance : j’ai rangé mon téléphone dans ma poche et je suis allée vivre ma vie.

Où en fait, c’est pas facile

Une demi-heure plus tard, en voulant regarder l’heure, je vois un appel en absence de la nounou. Oups, ça n’est pas bon signe. Je la rappelle de suite.

« Il pleure non-stop depuis que vous êtes partie ».

Oh mon bébé, mon tout petit bébé ! Je lâche tout ce que je fais, et je cours, que dis-je, je vole au secours de mon nouveau-né-ou-presque !

Arrivé chez la nounou, je toque, je sonne 2 fois, 3 fois : elle ne m’entend pas, en revanche, moi j’entend très bien la chair de ma chair hurler de l’autre côté de la porte, hurler de désespoir comme jamais. Enfin elle m’ouvre, enfin je sers le Bourgeon dans mes bras en le couvrant de bisous, enfin, doucement, il s’apaise.

« Je vous ai appelé au bout de 15 minutes car j’ai bien senti que c’est un bébé qui n’avait pas l’habitude de pleurer. » J’ai confirmé et je l’ai remercié la nounou de m’avoir appelé : tant pis pour le programme établi, ce bébé avait clairement besoin de moi !

Où l’on se prépare, un peu mieux

J’ai souvent entendu que « les enfant sentent le stress de leurs parents ». Alors je pensais un peu naïvement que si je n’étais pas stressée et si j’avais confiance, ça suffirait pas pour une séparation sans problème.

Hélas, ça ne marche pas comme ça : le Bourgeon n’était pas du tout prêt à bourgeonner sans moi ! C’est vrai, qu’en y réfléchissant, ces six derniers mois, je n’avais jamais été séparé du Lardon plus de 2 heures… Comment ai-je pu croire que ça irait tout seul dès la premier tentative, même en étant un bébé-sourire, même en ayant totale confiance en SuperNounou… ?

Alors, on a mis en place un nouveau plan d’attaque, un plan tout en douceur.

D’abord, j’ai laissé le Bourgeon à des gens qu’il connaissait bien : son propre papa par exemple… Et oui, ça n’était encore jamais arrivé avant 😣 ! Entre l’allaitement, le temps qui file, et ce bébé tout sourire, nous n’en avions pas eu l’occasion / le besoin / la nécessité ! Mais nous avons résolu ça, pour quelques heures ou la journée entière, et ça c’est pas trop mal passé, ce qui nous a grandement rassuré : le Bourgeon peut vivre sans moi !

Il a aussi passé plus de temps seul avec ma maman, qui a accepté (probablement dans un accès de folie) de garder les deux enfants le mercredi. Avec elle aussi, ça s’est bien passé. Dans ce contexte, c’est la présence rassurante (bien qu’un peu violente, mais c’est une autre histoire) du Lardon qui a aidé.

Et puis, à chaque fois, j’ai un peu mieux anticipé : pour parer à mon absence, j’ai laissé au Bourgeon tout pleins de traces olfactives : mon tee-shirt de pyjama qui sent (fort) le lait, mon écharpe, et une sling…

Au début, tout cet attirail n’était pas de trop pour pallier (pâlement) à mon absence ! Et ainsi, comme ces moments sans moi se sont (plus ou moins) bien passés, on a repris doucement l’adaptation avec la nounou.

Où l’on persévère

Chaque matin, l’amoureux a déposé le Bourgeon chez la nounou, et je venais le chercher « quand ça n’allait plus ». Je passais alors un peu de temps avec la nounou, pour l’habituer à l’endroit.

La première semaine, il n’est jamais resté seul plus de 30 minutes. Je commençais à désespérer. Fallait-il changer de nounou ? Pourquoi cet enfant m’aime-t-il autant ? J’ai prolongé mon congé, il nous reste trois semaines avant ma reprise mais je peux difficilement obtenir plus. « Tu sais, à un moment, il n’aura pas le choix, il faudra qu’il s’habitue » me glisse une amie, mais SuperNounou et moi ne voyons pas la situation du même oeil : « Je pourrais le laisser pleurer toute la journée, me dit-elle. Enfin, non en fait, je ne pourrais pas, je n’y arriverais pas : ce n’est pas une vie pour lui, ni pour nous. » Alors, on continue tout doucement, de lui laisser le temps, même si le Bourgeon pleure dès qu’il voit la nounou ou la pièce dans laquelle sont installés les jeux.

La deuxième semaine, il y a eu des micro-progrès : sa première sieste là bas (mais son réveil en sanglots), la première fois où il a cherché à pleurer DANS les bras de SuperNounou plutôt que seul. Au final, il y restait entre une et deux heures avant de devenir inconsolable.

La troisième semaine, tout doucement, les choses se sont améliorées. Un repas. Un réveil sans pleurs. J’allais le chercher en début d’après-midi, et en fin de semaine, il ne pleurait pas quand j’arrivais !

Où tout cela est loin aujourd’hui

Et puis le jour J de ma reprise du travail est arrivé. Ça c’est bien passé ! 👌 Les jours suivants aussi !

Et deux mois plus tard, il fait des grands sourires à sa SuperNounou, adore la pièce qui le faisait pleurer à gros sanglots au début. Nous sommes tous vraiment soulagés, et heureux d’avoir pu prendre le temps de prolonger son adaptation, dont il avait clairement besoin 🙂. Quel bonheur de sortir de l’ascenseur sans entendre son enfant hurler à l’autre bout de l’immeuble ! Quel soulagement de ne plus recevoir chaque jour un SMS « Il est à bout, il faudrait venir le chercher » ! Et tout simplement, quel joie de retrouver son petit bébé joyeux !

Au prochain épisode (dans une semaine – ou plutôt deux, c’est deux fois plus dur de trouver le temps d’écrire avec deux enfants !), je raconterais les choix que j’ai fait concernant l’allaitement et la reprise du travail.

 

Et chez vous, comment s’est passé l’adaptation ?

 

 

 

 

L’apprentissage du temps

Ces derniers mois, avec l’arrivée du Bourgeon, nous avons eu un certain nombre de changement de routine à la maison : mon congé maternité, mon congé parental et plus récemment le début de l’école avec ses semaines hachurées.  Ces changements dans notre organisation ont été accueillis avec quelques (haha) frictions de la part du Lardon, 3 ans et demi.

Et en parallèle à ces questions d’emploi du temps, il a aussi, régulièrement, les commentaires du Lardon : « C’est dans combien de temps ce soir ? », « Nooooon, c’était pas aujourd’hui que j’ai mangé, c’était CE MA-TIN ! » ou encore « Est-ce que demain, c’est aujourd’hui ? », qui nous rappellent que, même s’il a le vocabulaire, comprendre le temps qui passe reste quelque chose de compliqué. (Bon du coup, ça me permet de relativiser quand il me dit qu’il m’aime « depuis deux ou trois jours », c’est qu’il m’aime depuis une éternité !)

Bref, toutes ces raisons ont fait que ces six derniers mois, j’ai testé un certain nombre de choses pour aider le Lardon à se repérer dans le temps ; et cela a changé notre vie, ou pas, comme vous allez le voir dans la suite 😆.

L’horloge 24 heures

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Voilà une horloge particulière qui n’affiche pas 12 heures mais 24. Ce type d’horloge (aussi appelé synopte) est utilisée pour les personnes âgées qui peuvent être désorientées (par exemple Alzheimer) mais aussi pour les enfants ne sachant pas encore lire l’heure.

Et pour être honnête, elle est assez décontenançante pour nous adulte : l’amoureux et moi sommes incapable de lire l’heure sur cette horloge ! Mais en fait, ce n’est pas ce qu’on lui demande. Elle sert avant tout de repère visuel dans le temps « On en est là dans la journée » ou encore « Papa rentrera quand l’aiguille sera dans le vert ».

Il existe de nombreux modèles de synoptes (par exemple, celles de My Little Concept, ou celle de Les enfants sont formidables) mais personnellement, j’ai craqué pour le tuto de Miles Story qui avait l’avantage d’être une des alternatives les moins chères et les plus belles (son seul inconvénient : l’horloge vient de chez Amazon 😖, que je boycotte habituellement).

Parlons maintenant amélioration de notre quotidien : après quelques semaines à la maison, je donne à cette horloge la note de 8/10 (oups les notes c’est pas très pédagogie alternative 😏) ! Depuis qu’on l’a installée, ça facilite grandement les différentes périodes de la journée « C’est l’heure de manger » et surtout « C’est l’heure d’aller se coucher » 👌.

Le timer

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Puisque je passais commande sur Amazon (🙈), j’en ai profité pour rajouter dans mon panier un minuteur très visuel. Il me sert beaucoup pour « déléguer l’autorité » : la fin d’une période (jeu ou dessin animé) n’est plus annoncé par moi mais par un (affreux) drrrrrriiiiiing, et ça passe (un peu) mieux.

Le Lardon ne s’en sert pas encore vraiment pour se repérer dans le temps mais qu’importe : en réduisant considérablement les crises dans les moments de transition entre deux activités, ce petit objet tout simple gagne donc la note honorable de 6/10 dans l’amélioration de notre quotidien !

Le calendrier linéaire

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Après avoir étudié les options couteuses toutes faites (comme ce calendrier aimanté Ouikili) et fait une étude de marché sur les prix des plastifieuses, j’ai finalement opté pour un DIY pas très solide dans le temps mais efficace pour le moment. Avec l’imprimante du boulot, des photos trop sombres et un peu de patafix, nous voilà avec un calendrier linéaire tout simple : chaque journée de la semaine étant représenté par une photo (école, journée avec son frère ou bien journée à la maison).

Ce support ne présente pas les saisons, la météo ou toute autre bizarrerie mais il nous aide à résoudre des conflits récurrents : cette envie systématique du Lardon d’aller là où il ne doit pas (« Je veux aller à l’école » réclame-t-il le week-end, alors qu’il proteste tous les autres jours de la semaine pour y aller) 😅. Côté amélioration de notre quotidien, je lui donne donc un 5/10.

Les sabliers

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Toujours via la même commande Amazon (quand je vends mon âme au diable, j’y vais franchement), j’ai aussi rajouté ces sabliers, qui nous ont été d’une grande moyenne aide après la naissance du Bourgeon : car, figurez vous que se préparer à quatre le matin, c’est un peu plus la course qu’à trois… Heureusement, ces petits sabliers peuvent aider !

Par exemple, avec le sablier rouge (10 minutes), le Lardon peut être prêt en seulement 30 minutes :

  • 10 minutes pour garer des petites voitures entre chaque sablier ;
  • 5 minutes pour réussir à retourner tous les sabliers (et tout recommencer à chaque fois qu’il en fait tomber un) ;
  • 10 minutes de sablier rouge ;
  • 5 minutes de prévenir tout le monde dans la maison « Le sablier rouge est fini, il faut aller mettre ses chaussures ! Et le jaune est fini et le vert est fini et le noir est fini et le bleu est fini et ils sont tous finis donc il faut se préparer parce qu’ils sont finiiiiis ! »

Breeef, vous l’aurez compris : dans la théorie, c’est un très chouette outil pour comprendre le temps qui passe. Dans la pratique, ils sont moins robustes à l’utilisation que le minuteur par exemple (qui a en plus l’avantage de sonner).

Et puis surtout, j’ai fait l’erreur de les laisser en libre service : environ deux jours après leur arrivée à la maison, le Lardon jouait avec, et je ne trouvais jamais celui dont j’avais besoin au moment ou j’en avais besoin. Or un outil qu’on ne peut pas utiliser n’est évidemment pas très utile. Côté score d’amélioration de notre quotidien, ces sabliers n’ont chez nous qu’un petit 3/10 donc. Je les ressortirais plus tard (si je les retrouve) et un par un, au besoin.

 

Et chez vous, quels sont les outils qui ont aidés pour gérer les difficultés liés au temps ? (Ou ceux qui ont fait un flop !)

 

 

Dans notre boîte à musique

Je pratique souvent la rotation des jouets (seule une petite sélection de jouets est accessible à un instant donné, ce qui permet de garder un salon rangé pas trop en bazar et un intérêt – environ – constant du Lardon pour ses jouets). Mais certains restent accessible toute l’année et c’est le cas de notre boîte à musique. Cela fait bientôt trois ans qu’elle est en service, et avec l’arrivée du Bourgeon, je redécouvre certains instruments dont il semble beaucoup apprécier le son, alors j’ai eu envie d’en parler !

kalimba

Mon instrument préféré de cette boîte est certainement notre kalimba, acheté pendant ma grossesse du Lardon. Nous avons découvert cet instrument de musique d’Afrique Subsaharienne grâce à ma tante qui est institutrice en maternelle : elle en joue pendant les temps de sieste. En l’essayant chez elle, nous sommes tombés sous le charme de ce petit piano à doigts, au son très doux. Grâce à son harmonique, les mélodies jouées sont forcément « juste » : c’est très relaxant de joueur « au hasard » ! Pour les plus grands, c’est aussi une chouette découverte du principe de résonance : en jouant du kalimba sur différents supports (son ventre, une table en bois, dans les mains) le son est plus ou moins amplifié ou absorbé.

cloches

Dans la boîte à musique, les instruments préférés des enfants (de passage, ou non) sont certainement ces 8 cloches musicales (oui, il en manque sur la photo, le Lardon aime les semer partout dans la maison). Elles viennent de Nature et Découvertes et si leur qualité n’est pas exemplaire (la peinture s’écaille, certaines se dévissent), il faut reconnaître qu’elles durent tout de même plutôt bien. Leur son est particulièrement doux et harmonieux et couvre tout la gamme (de Do à Do) et les couleurs très attirantes (attention, ça n’est du coup « pas très montessori », quoi qu’en dise la boîte !). Je regrette cependant qu’un support ne soit pas disponible pour pouvoir aussi les faire sonner avec une baguette (c’est plus simple pour jouer un air en rythme, plutôt que les soulever et les reposer). Pour cela, il faudrait plutôt aller du côté de ce modèle, mais il est plus cher.

boules

Récemment, j’ai piqué à mes parents ces deux « boules miroirs à grelots ». Je n’ai aucune idée d’où elles viennent, et de comment ça s’appelle (de mon côté, j’ai vite arrêté les recherches à base de « deux boules » sur Google, ça n’était pas très kids-friendly….) (le plus similaire que j’ai trouvé sont ces boules sensorielles chez Hoptoys). Toujours est-il qu’elles sont très chouettes à manipuler : je peux les faire rouler dans mes paumes pour les faire tinter, ce qui fait sourire le Bourgeon à coup sur ; le Lardon lui aime les secouer dans tous les sens. Le fait qu’elles soient rangées dans un petit écrin de velours rajoute beaucoup à l’attrait du jeu !

Et leur son très doux me rappelle d’ailleurs beaucoup le fabuleux jouet Happy Apple de Fisher Price, que je rêverais de trouver en brocante !

ruban-grelot

Mais revenons à notre boîte à musique : on y trouve aussi cette « baguette ruban avec grelot » que mes parents ont ramené au Lardon après un mariage. Voilà encore un objet détourné en instrument qui a tout pour me plaire : extrêmement sensoriel, il lie le son, la gestuelle et le visuel ! Ici, il sert parfois de baguette magique, d’épée, de lance à incendie ou encore de baguette de chef d’orchestre ! Visiblement, ça s’achète plutôt en lot mais ça peut aussi se fabriquer.

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Récemment, j’y ai ajouté un bol chantant tibétain dont je trouve le son fascinant. J’ai probablement refermé tous mes chakras en achetant cet instrument sur Vinted (normalement, ça s’essaye en magasin, pour choisir celui dont le son nous parle, un peu comme on achète une baguette magique chez Ollivander au Chemin de Traverse). Et en plus, je laisse cet objet sacré en libre service pour les enfants 😅. Mais que voulez-vous : je suis plus « pro-expérimentations » que spirituelle !

Et pour finir, dans notre boîte à musique, on trouve aussi :

  • Un harmonica : il s’agit du premier prix de chez Nature et découvertes, et pour qui a déjà essayé un vrai harmonica, je ne le recommande absolument pas. Il restera pourtant dans la boîte jusqu’au jour où je chinerais un harmonica de meilleure qualité.
  • Un xylophone jouet (je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi ces notes ont été choisies : impossible de jouer une musique mélodieuse !). Comme pour l’harmonica, j’en trouverai peut-être un jour un « plus mieux ».
  • Un bâton de pluie (qui pourrait aussi être fabriqué).

 

Le Bourgeon et de nouvelles oreilles à éduquer me donne envie de continuer d’agrémenter cette boîte. Peut-être que dans les mois qui viennent, je craquerais pour un triangle ou des claves, en mémoire à mes années de solfège 😀. Ou encore des boomwhackers que j’ai découvert chez Mathilde.

 

Et chez vous, avec quoi fait-on du bruit de la musique ? Avez vous de chouettes instruments (ou objets détournés !) à me conseiller pour continuer d’alimenter cette boîte ?

Topologies des siestes

Je me demandais comment j’allais faire pour gérer seule dans une maison de deux étages les siestes du Bourgeon, avec le Lardon dans les parages. Maintenant, je sais : vaguement.

En guise d’introduction, sachez que :

  • Le Bourgeon fait trois ou quatre siestes d’une heure par jour. Je suis relativement chanceuse : il s’endort en une dizaine de minutes, le plus souvent au sein, parfois simplement en le déposant. Il dort très bien seul dans notre chambre (à l’étage), dans le lit cododo.
  • Le Lardon, lui ne fait plus de sieste depuis bien longtemps (ses 18 mois environ). En revanche, il m’aime de tout son être, et le montre par une proximité très proximale. Je le préviens donc dès les premiers signes de fatigue du Bourgeon que c’est bientôt l’heure de sa sieste, pour adoucir la « séparation ».

Maintenant que le décor est posé, laissez-moi vous raconter comment ça se passe. CHAQUE JOUR DE LA SEMAINE. PLUSIEURS FOIS PAR JOUR.

La sieste « comme ton ombre »

Je monte, le Lardon monte derrière moi. Je m’assied sur le rebord du lit, le Lardon s’assied derrière moi. Je donne le sein, le Lardon gigote. Le Bourgeon s’endort. Je me relève, passe derrière le lit cododo. Le Lardon toujours derrière moi, dans les 30 cm entre le mur et le lit. Je me penche délicatement pour déposer le bébé, le Lardon me suit du regard. Je sors de la chambre, le Lardon toujours dans mon sillage.

Ce scénario arrive une à deux fois par jour.

La sieste en boucle

Je monte, le Lardon proteste en bas de l’escalier « Maman je veux pas que tu montes. » Je m’assieds sur le rebord du lit, le Lardon crie toujours d’en bas « Maman je veux pas que tu montes. Maman je veux pas que tu montes. Maman je veux pas que tu montes. ». Je donne le sein, le Lardon proteste encore « Maman je veux pas que tu montes. » Le Bourgeon s’endort. « Maman je veux pas que tu montes. » Je me relève, passe derrière le lit cododo. « Maman je veux pas que tu montes. » Je me penche délicatement pour déposer le bébé. « Maman je veux pas que tu montes. » Je sors de la chambre. « Maman je veux pas que tu montes. » Je descends. « Maman, pourquoi tu descends ? »

La sieste méga-win

Je monte, le Lardon monte derrière moi. Je m’assieds sur le rebord du lit, le Lardon s’assied derrière moi. Je donne le sein, le Lardon s’allonge. Le Bourgeon s’endort. Le Lardon s’endort. Je me relève, passe derrière le lit cododo. Je me penche délicatement pour déposer le bébé. Je m’affale comme une loque sur le lit. On dort tous les trois.

(C’est arrivé deux fois) (C’était bien).

La sieste pétage de câble

Je monte, le Lardon monte derrière moi. Je m’assieds sur le rebord du lit, le Lardon s’assied derrière moi. Je donne le sein, le Lardon gigote. Le Bourgeon gigote. Je soupire. Le Bourgeon ne veut pas dormir. J’accuse le Lardon. Je lui demande de se calmer. Le Bourgeon sursaute. Le Lardon dit que non, il ne se calmera pas. Je vais dans la pièce d’à côté, je crie. Je reviens dans la chambre parentale, le Bourgeon gazouille et le Lardon continue de dire que non il ne se calmera pas. Je redescend tout ce beau monde, on se calme. On recommencera dans 10 minutes.

La sieste miracle

Je monte, le Lardon joue en bas. Je m’assieds sur le rebord du lit. Je donne le sein. Le Bourgeon s’endort. Je me relève, passe derrière le lit cododo. Je me penche délicatement pour déposer le bébé. Je redescend. Le Lardon ne s’est pas rendu compte de mon absence.

C’est beau, mais ça n’arrive qu’à une deuxième (voir troisième) tentative de sieste.

La sieste scato

Je monte, le Lardon joue en bas. Je m’assieds sur le rebord du lit. Je donne le sein. Le Bourgeon s’endort. Un cri traverse la maison : « Mamaaaan ! J’ai fait cacaaaa ! ». Le Bourgeon sursaute. Le Lardon hurle encore « Change moi la couuuuche ! » (Laisser l’enfant devenir continent à son rythme c’est bien plus facile quand il décide à se passer des couches avant 3 ans et demi…) Le Bourgeon ne s’endormira pas. Je redescends avec lui. Je change la couche. On recommencera dans 10 minutes.

La sieste minutée

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Se préparer à quatre le matin, c'est un peu plus la course qu'avant… Du coup, j'ai sorti les sabliers et ça plaît beaucoup au Lardon. Par exemple, avec le sablier rouge (10 minutes), on peut être prêt en seulement 30 minutes ! 10 minutes pour garer des petites voitures entre chaque sablier, 5 minutes pour retourner chacun des sabliers sans les faire tomber (et les remettre dans le bon sens), 10 minutes de sablier rouge, et 5 minutes de prévenir tout le monde dans la maison "le sablier rouge est fini, il faut se préparer ! Et le jaune est fini et le vert est fini et le noir est fini et le bleu est fini et ils sont tous finis donc il faut se préparer parce qu'ils sont fini." #slowparenting #maisPasLeMatin #niLeSoir #queQuandLeLardonEstPasLaEnFait

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Je sors les sabliers et je fais un pari sur l’avenir : « Tu vois quand le sablier rouge sera fini, je serais redescendue. »

Je monte, le Lardon reste en bas, à surveiller le sablier « C’est pas encore fini. » Je m’assieds sur le rebord du lit. Je l’entends encore en bas « C’est pas encore fini. » Je donne le sein. « C’est pas encore fini. C’est pas encore fini. C’est pas encore fini. C’est pas encore fini. » Le Bourgeon s’endort. « C’est pas encore fini. » Je me relève, passe derrière le lit cododo. « C’est pas encore fini. » Je me penche délicatement pour déposer le bébé. « C’est pas encore fini. » Je redescends. « Maman, pourquoi tu descends déjà, c’est pas encore fini. »

Bon, mais dans un mois, quand ce sera la reprise du boulot, de l’école, de la nounou, on parie combien que ces siestes qui me rendent folle vont me manquer ?

Petite pause estivale

Avoir un bébé dépendant à 100% de soi c’est pas facile. Il faut le nourrir, le changer, le porter, le laver, le bercer, l’accompagner au sommeil.

Rien de nouveau sous le soleil, j’étais préparée.

Enfin presque : car l’enfant dépendant exclusivement de moi, ça n’est pas le Bourgeon (qui vient de fêter des trois mois) mais le Lardon, (qui approche des trois ans et demi). Un Lardon que je dois nourrir (que ce soit ses biberons qu’il prend exclusivement sur mes genoux, ou ses repas que je dois lui donner à la petite cuillère), un Lardon que JE dois changer (visiblement je fais ça bien mieux que son père), un Lardon qui a besoin d’être porté plus que jamais (même si c’est seulement pour aller d’une pièce à l’autre ou pour s’installer à table), un Lardon qui a besoin de MA présence chaque soir pour s’endormir (et pour l’heure d’histoires du soir qui précède). Bref, un Lardon qui a énormément besoin de moi et qui prend toute mon énergie.

Or, mon énergie, elle va déjà aussi un peu à ce petit Bourgeon (qui a tout de même le bon goût d’accepter que son père s’occupe de lui ; sauf en ce qui concerne le sein évidemment). Autant dire qu’à la fin de la journée, je suis sur les rotules (et quand je dis fin de journée c’est 18h27 environ).

À cette fatigue mentale s’ajoute un problème de décalage dans leurs horaires : mon temps libre entre le moment où les deux garçons dorment (22h30) et celui où le premier se réveille (6h30) est évidemment consacré exclusivement à DORMIR. Quand au temps libre de la journée, j’essaye de l’utiliser à des activités un peu fofolle comme « aller aux toilettes seule ».

Ainsi, ceci expliquant cela, mon rythme de publication va donc fortement réduire pour l’été : peut-être que je trouverai le temps et l’énergie de finir un de mes 54 (!) articles commencé, ou peut être pas !

Brocante et vides-grenier : chiner avec des enfants

J’adore chiner ! C’est mon petit plaisir du week-end : me promener au soleil, fouiller dans des caisses et sur les étals, dégoter des trucs géniaux à un prix incroyable tout en découvrant les villages du coin ❤.

Mais depuis 3 ans, je chine avec un enfant, et maintenant deux et ça n’est pas la même histoire… J’en ai parlé l’autre jour sur Instagram et les réactions m’ont donné envie d’écrire un article plus complet !

Cet article s’inspire de celui de La Lune Mauve, qui partage avec moi la passion des vides-greniers, mais ici, je me concentrerais sur la logistique qu’avoir des enfants implique.

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Le premier mois : un mois hors du temps

Le premier mois de vie du Bourgeon s’est écoulé avec une douceur toute particulière ❤.

Pour le Lardon, j’avais trouvé ça (très) éprouvant. Du jour au lendemain, j’avais perdu le contrôle de ma vie : impossible de faire ce dont j’avais envie quand j’en avais envie ; à cause de la fatigue un peu, à cause de ce bébé qui semblait avoir besoin de moi 24 heures sur 24 surtout ! Mais cette fois-ci, je l’ai vécu totalement différemment :

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Les premiers jeux de société

Depuis mon enfance, je suis une grande fan de jeux de sociétés. Alors puisque ces dernières années, je joue beaucoup moins (suivre une partie entière sans être interrompue par une tétée/une couche/des pleurs est alors devenu compliqué impossible) je suis ravie de commencer un nouveau cycle de jeu avec le Lardon !

C’est vers ses deux ans que j’ai commencé à lui présenter quelques jeux. Au vu de son jeune âge, je les ai choisis mettant l’accent sur la sensorialité : la plupart de ces jeux présentent de (grosses) pièces, pour le plus grand plaisir de ses petites mains. D’ailleurs, pour le Lardon, l’expérience du jeu inclut aussi bien la partie elle-même que l’installation des pièces et le rangement dans la boîte à la fin (enfin, ça, ça n’est pas systématique non plus 😅) : il faut dire que manipuler des objets et mettre de l’ordre (même s’il semble un peu obscur pour nous !) sont généralement des activités prisées des bambins de cet âge !

Dans cet article, j’avais donc envie de vous présenter les jeux que nous possédons aujourd’hui à la maison : notre collection s’est construite un peu par hasard, au gré des trouvailles en brocante, des dons et de la récup auprès de nos parents/amis ; pourtant chacun de ces jeux apporte son petit quelque chose.

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