J’ai testé : aller à un anniversaire d’enfant sans cadeau

Note d’introduction : j’ai hésité à publier cet article, qui est une réflexion sur la consommation de mon point de vue de personne privilégiée. Pour les 10% de la population française pour qui offrir des cadeaux n’est même pas une option, mes états d’âmes vont paraître bien futile et je m’en excuse !

Si je devais dater ma prise de conscience autour de ma (sur)consommation, je crois que ça a commencé pendant la première année du Lardon (j’en avais déjà parlé). J’ai d’abord commencé par acheter plus souvent d’occasion et moins souvent neuf. Et puis, au fur et à mesure de mon cheminement, j’ai commencé à moins acheter tout court.

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Offrir d’occasion

Alors, quand venait l’occasion d’offrir des cadeaux à des amis, enfants ou adultes, naturellement, j’avais envie de respecter mes nouveaux principes de consommation. La première fois que j’ai offert un cadeau d’occasion, j’ai pris de multiples précautions : « L’objet était-il en état impeccable ? Les parents étaient-ils d’accord avec ce principe ? » Il s’est avéré que oui ! J’ai quand même eu un sentiment presque de honte quand l’intéressée à ouvert son cadeau : « Quand même, pauvre enfant, elle ne reçoit même pas quelque chose de neuf ! » ai-je pensé. Et oui, on ne change pas des années de formatage à une société de consommation comme ça, du jour au lendemain…

Mais finalement, l’expérience de redonner une seconde vie à un objet et surtout de continuer de consommer en accord avec mes valeurs m’a plu, alors j’ai continué à offrir des objets chinés en brocante ou sur des sites de vente d’occasion. Avec le temps, j’ai même offert des jouets ou livres ayant parfois des traces d’usures visibles, et, devinez quoi, ça n’a entaché en rien le bonheur des enfants les recevant !

Ne rien s’offrir

Et cette année, nous avons passé un nouveau cap en n’offrant : rien.

En fait, ça n’est pas vraiment nouveau : cela fait des années, qu’entre nous, mon amoureux et moi ne nous offrons pas de cadeaux. En tout cas, pas pour nos anniversaires ou à Noël ; ou pas systématiquement. On le vit bien tous les deux, surtout la partie « ne pas avoir à chercher quelque chose qui plairait juste parce qu’il FAUT offrir un cadeau » (on est d’ailleurs tous les deux incapable de répondre à la question « Qu’est-ce qui te ferait plaisir » autrement que par un « Bof, j’ai besoin de rien ») et encore plus la partie « ne pas dépenser inutilement de l’argent ». Sommes nous des feignasses? des radins ? Personnellement je préfère penser que nous raisonnons notre consommation 😇.

Et voilà que maintenant, on commence à appliquer ça à notre fils ! Pauvre enfant, pour ses 3 ans, il n’a rien reçu de notre part ! (Avant que vous appeliez les services sociaux, rassurez-vous : nous préférons corréler les nouveautés aux besoins – avant un long trajet ou un changement de vie par exemple ; et puis finalement, entre vides greniers et troc entre amis, il ne se passe pas un mois sans une nouveauté à la maison…) (et je ne parle même pas du mois de décembre).

Ne rien offrir

Bon, mais ne rien offrir à notre fils, c’est une chose. Mais aux enfants des autres, n’est-ce pas un peu… ingrat ? Mal vu ?

Et pourtant, c’est une proposition qui est venu de nos amis, qui ont répété à plusieurs reprises que « vraiment rien n’est obligatoire pour les cadeaux, réellement pour le deuxième on a déjà tout ! ».

Moi qui essaye aussi (sans beaucoup de succès jusque là) de transmettre le même message à mes proches, c’était l’occasion rêvée de briller et rester fidèle à mes valeurs jusqu’au bout : venir à un anniversaire d’enfants sans cadeau !

Je récapitule : ce choix était entièrement accepté des parents, totalement en phase avec nous et pourtant, au dernier moment j’ai failli craquer : le samedi matin de l’anniversaire, j’étais à deux doigts de passer « en vitesse prendre un truc au supermarché, parce que quand même, ça ne se fait pas », avant de me ressaisir ! Moi qui milite justement pour « pas de cadeau » plutôt que « un cadeau inutile », je me devais de tenir bon !

Alors, en essayant de ne pas trop y penser, on est allé à ce goûter les mains vides. L’anniversaire était très animé et très chouette (quel enfant a besoin de cadeaux quand il y a des amis et du gâteau ?!) (c’est valable pour moi aussi d’ailleurs !). Et au moment de la « remise des cadeaux », la petite fille était aux anges aussi bien pour les cadeaux neufs qu’elle a reçu, que pour ceux d’occasion ; mais aussi pour les emballages sans oublier le couvercle du tup’ passant par là 😂. Bref, tout ça pour dire : comme tous les jeunes enfants, elle s’est amusée de tout et de rien, et ne s’est absolument pas sentie lésée. Quand à nous, on a survécu aussi passé le malaise initial « Au secouuuurs, je suis venu les mains vide » et personne ne nous as hué 😅.

À refaire ?

Ainsi, malgré mes convictions, venir les mains vides n’était pas facile mais je suis fière de l’avoir fait et j’avais envie de garder une trace de ce nouveau petit pas vers la décroissance.

Évidemment, ce n’est pas une action que je systématiserais, mais si l’occasion se représente (donc si quelqu’un me dit clairement n’avoir « envie/besoin de rien »), je rajouterais « venir les mains vides » à mon panel d’options actuelles comportant actuellement « offrir un cadeau immatériel », « trouver un cadeau zéro déchet », ou encore « chiner un cadeau d’occasion ». Et puis côté charge mentale, c’est quand même l’idéal ! (Car soyons honnête, offrir « de manière raisonnée » c’est valorisant, mais bordel, qu’est-ce que c’est fastidieux !)

Et vous, comment offrez-vous ? Avant tout pour faire plaisir à l’enfant, ou en restant fidèle à vos valeurs, qu’elles soient éthiques/minimalistes/zéro déchet/rien de neuf/et j’en passe ?

Le calendrier de l’avent involontaire

Vous vous souvenez de mon article sur la sur-consommation ? Oh c’était il y a un an et demi alors depuis, j’ai bien changé ! Je consomme éthique ou d’occasion en priorité, et surtout, je consomme moins. Enfin souvent. Enfin parfois.

Par exemple, pour ce décembre, je me suis dit « pas de calendrier de l’avent ! ». Non, pas question : ça va me rajouter de la charge mentale, je n’ai pas envie de courir à la chasse aux petits jouets, et puis pfff, la flemme aussi, j’avoue.

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Pense-bête d’idées cadeaux

Depuis quelques années, mes activités sociales ont changées. Naissance, premier anniversaire, deux ans… Je suis de plus en plus souvent invitée à des anniversaires, et c’est de plus en plus souvent pour des enfants !

Alors, plutôt que de paniquer à chaque fois « Qu’est-ce qu’on va offrir ?! », j’ai décidé de me faire un petit pense-bête de livres (mais pas que) qui font de très beaux cadeaux à offrir, qui sont donc susceptibles de plaire à tous et pour longtemps, mais aussi pour quand on ne connaît pas spécialement les goûts de l’enfant (ou des parents) !

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Petit guide à l’usage de l’ouverture des cadeaux de Noël

 

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Où l’on va chercher la magie de Noël chez… l’agent immobilier du coin

Que vous fêtiez Noël ou pas, difficile d’échapper aux illuminations des villes des panneaux de bus qui vantent tous des cadeaux plus indispensables les uns que les autres ! Pour autant, vous avez peut-être comme moi milité pour des cadeaux simples et pas trop nombreux. Mais vous savez peut-être aussi que c’est tout de même perdu d’avance : nos proches sont trop heureux d’offrir un petit quelque chose en plus !

Alors, quelque soit la tradition chez vous, si vos enfants sont susceptibles d’ouvrir des cadeaux, je vous propose ces commandements pour un Noël doux et lent.

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La course à la consommation

Les six premiers mois de mon bébé, j’ai assez peu dépensé pour lui : j’avais beaucoup anticipé en étalant les achats avant sa naissance et quand il est arrivé, je l’ai allaité et on utilisait des couches lavables. Si un accessoire de puériculture ou un ou deux habits venaient à manquer, j’achetais de seconde main. Du coup, étrangement, au jour le jour, les premiers mois, il ne nous coûtait pas très cher. Et puis, il s’est mis à grandir et à s’éveiller. Lire la suite